Assurance chômage : 3 nouvelles réformes pour les demandeurs d'emploi
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Assurance chômage : 3 nouvelles réformes pour les demandeurs d'emploi

La réforme Unedic : plus de droits pour les demandeurs d'emploi

Aujourd'hui entre en vigueur la réforme de l'Unedic. Celle-ci concernera un million de chômeurs qui, par le biais de la nouvelle convention de l'assurance chômage, bénéficieront de trois mesures majeures qui devraient les encourager à maintenir une activité professionnelle, même à court terme, et qui allongera la durée d'indemnisation.

En effet, le système est fait de telle façon que les chômeurs perdent en général de l'argent en travaillant temporairement. C'est un fait : c'est plus avantageux financièrement d'avoir les droits Assedic et/ou le Revenu de Solidarité Active que de travailler (CDD, missions d'intérim, stages, etc.). Un chômeur perd littéralement de l'argent en effectuant une activité de trois semaines, qui diminuera son RSA, même le RSA activité, et lui fera subir trois mois de carence ensuite. Ce n'est donc pas très étonnant que les chiffres du chômage ne cessent de grimper. Il fallait donc trouver des solutions.

Le cumul salaire/allocations

Cette première mesure ne règle pas entièrement la question mais représente déjà une grande amélioration. Un demandeur d'emploi pouvait cumuler une allocation chômage avec un revenu, mais il devait travailler moins de 110 heures par mois et toucher un salaire inférieur à 70% du revenu brut sur lequel les droits d'allocation sont basés (emploi antérieur). Il ne devait pas dépasser 15 mois de cumul non plus. Beaucoup de contraintes désormais supprimées. Le demandeur d'emploi pourra donc à présent cumuler sans compter ! Sauf bien sûr si la somme des revenus professionnels et allocations ne dépasse pas sur un mois le salaire originel sur lequel sont basées les indemnités type Assedic. Le nouveau mode de calcul engendrera certainement une baisse du montant des allocations, mais le moins-perçu se récupèrera en étant reporté dans le temps, ce qui allongera la durée d'indemnisation.

Les droits rechargeables

Le second changement et pas des moindres vient de l'Accord National Interprofessionnel de janvier 2013 et aidera les demandeurs d'emploi à rallonger encore leurs droits : toute période travaillée sera comptée dans le calcul des droits d'indemnisation, si l'on a subi la perte de cet emploi, et si la période est d'au moins un mois (150 heures). Explication : un jour travaillé = un jour indemnisé.
Avant, un chômeur qui avait encore six mois d'indemnités à faire valoir et retrouvait un emploi cumulait des droits. S'il perdait à nouveau son emploi, le Pôle Emploi n'ajoutait pas ces nouveaux droits aux anciens, il choisissait les plus favorables et supprimait le reste.
Aujourd'hui, le demandeur d'emploi peut utiliser tous ses droits sans en perdre en cours de route. Par contre, ce qui ne change pas : si les revenus accumulés de ce nouvel emploi sont supérieurs ou égaux aux allocations, celles-ci sont toujours suspendues pendant la durée de l'activité.

L'indemnisation multi-employeur

Enfin, cette allocation s'attaque à un autre problème lié au chômage. Aujourd'hui, beaucoup de personnes cumulent les emplois pour s'en sortir. On appelle ça un salarié multi-employeur. Avant la réforme, la perte d'un des emplois ne résultait à une indemnisation que si cet emploi représentait plus de 30% du revenu global. Dorénavant, si le salarié perd un (ou plusieurs) de ses emplois, ses allocations seront désormais calculées sur la durée et le salaire de cet emploi, afin de cumuler l'indemnisation avec les autres activités, et d'allonger la durée d'indemnisation en bénéficiant également des droits rechargeables.

Comme on peut le constater, ces trois mesures capitales se complètent mutuellement et représentent une avancée considérable pour les plus de trois millions de demandeurs d'emplois en France et en conséquence pour le pays aussi.

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