Loi santé : que reproche le Sénat aux "happy hours" ?
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Loi santé : que reproche le Sénat aux "happy hours" ?

loi santé : happy hours et binge drinking

Franck Mautaugé, sénateur du Gers, est l'auteur du nouvel amendement édicté par le Sénat concernant l'examen de la loi Santé. Ce dernier désire encadrer les tarifs pratiqués lors des "happy hours" dans les bars...

L'encadrement des "happy hours"...

Cette pratique commerciale courante permet aux établissements débiteurs de boissons d'attirer les clients le plus tôt possible, en fixant des tarifs réduits sur les boissons alcoolisées à certains horaires. Tarifs que le sénateur du Gers estime « plus avantageux que d'ordinaire et parfois très bas ».

Dans le cadre de l'examen de la loi Santé, le Sénat a adopté un nouvel amendement dans lequel il impose la fixation de l'encadrement des tarifs durant ses pratiques promotionnelles. La loi doit encadrer les tarifs en fixant des seuils maximaux de réduction à ne pas dépasser.


Concrètement, la loi empêcherait les bars d'appliquer des réductions supérieures à un certain pourcentage du prix affiché de leurs boissons. Une boisson ne pourrait ainsi voir son prix diminuer de moitié pendant les "Happy Hours", mais de 30% tout au plus, par exemple.

...pour lutter contre le "binge drinking"

Pour ses défenseurs, cette mesure permettrait de décourager les jeunes consommateurs, qui n'auraient ainsi plus les moyens de consommer de nombreux verres dans les bars. Le but étant de lutter contre le "binge drinking" ou "biture express".

Cette pratique, qui s'est fortement développée ces dernières années, consiste à s'enivrer le plus rapidement possible. Les sénateurs désirent protéger la santé publique, objet premier de la loi santé.

Toutefois, les détracteurs de cet amendement avancent que la mesure aggraverait le phénomène. Et pour cause : plus de 85% de l'alcool consommé en France est acheté en supermarché. Limiter les tarifs des "Happy Hours" risquerait d'encourager les jeunes à boire encore plus d'alcool, de moins bonne qualité, à domicile.

La ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes Marisol Touraine est contre cet amendement car il faut "tenir compte des principes de libre concurrence" fixés par les directives européennes. Le débat est loin d'être terminé, et l'examen de la loi se poursuivra jusqu'au 2 octobre.

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