La vente de médicaments en ligne soutenue par l’Autorité de la concurrence
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La vente de médicaments en ligne soutenue par l’Autorité de la concurrence

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Par un avis publié le 26 avril 2016, l'Autorité de la concurrence dénonce des principes trop contraignants pour la vente de médicaments en ligne. Pourtant ce nouveau mode d'achat de médicaments sans ordonnance serait à l'avantage des patients et des pharmaciens s‘il n'y avait pas autant de restrictions. Explications.

Deux arrêtés du gouvernement trop contraignants

L'Autorité de la concurrence a jugé que les deux arrêtés présentés par le gouvernement ajoutent « des contraintes additionnelles disproportionnées » pour la vente en ligne de médicaments sans ordonnance dans un avis publié le 26 avril 2016.

En détail dans son communiqué, « l'Autorité émet un avis défavorable sur ces projets de texte. Ces projets introduisent de nouvelles dispositions qui créent des contraintes additionnelles disproportionnées par rapport à l'objectif de protection de la santé publique ».


Et ce n'est pas la première fois que des projets de texte concernant la vente de médicaments sur internet font l'objet de critiques. En mars 2015, le Conseil d'Etat avait même annulé l'arrêté instaurant des règles de « bonnes pratiques » pour la vente de médicaments en ligne. Ce texte devait interdire aux sites de vente de médicaments d'investir auprès des moteurs de recherches afin d'être mieux positionner sur les recherches d'internautes.

Cette fois-ci, l'Autorité s'alerte sur la possibilité de créer « un régime discriminatoire par rapport aux conditions exigées pour la vente au comptoir. » Ces textes auraient « pour effet de retirer tout intérêt à la commercialisation de médicaments par internet, tant pour le patient que pour les pharmaciens ».

Des restrictions qui ne favorisent pas la vente en ligne

Même si la vente en ligne est autorisée depuis mars 2013, trop de restrictions empêcheraient un véritable engouement autour de cette nouvelle pratique. L'Autorité de la concurrence avait déjà donné un avis défavorable sur la limitation des autorisations de vente en ligne aux uniques pharmaciens exerçant en France et sous certaines conditions.

D'ailleurs, l'Autorité de la concurrence estime que « le taux de refus d'autorisation de création de sites de vente en ligne de médicaments est trop important ». Elle dénonce également que tout le développement et les règles à suivre pour les pharmaciens qui souhaitent vendre en ligne auraient un coût trop lourd pour les professionnels.


Un constat qui met en lumière le faible entrain de la part des pharmaciens pour la vente en ligne. Seuls 301 d'entre eux se sont lancés dans la création d'un site internet pour vendre des médicaments sur les 22 405 qui seraient en mesure de le faire soit 1,34% (10 fois moins que nos voisins allemands). Ce faible taux ferait la part belle aux sites non autorisés où 50% des médicaments vendus seraient des faux selon l'Organisation mondiale de la santé.

Pourtant, selon l'Autorité de la concurrence, les sites de vente en ligne de médicaments permettraient de « dynamiser » l'activité professionnelle et commerciale des pharmaciens et profiter « de tarifs plus bas et d'une meilleure information sur les prix » pour les patients.

En attendant le retour de la part des ministres du gouvernement concernés, l'Autorité se place clairement en faveur de « cette nouvelle forme de vente ».

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