Assurance-vie : les épargnants inquiets suite aux déclarations de Macron
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Assurance-vie : les épargnants inquiets suite aux déclarations de Macron

Le candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, veut instaurer une taxe forfaitaire de 30% sur les revenus du capital. Une mesure qui inquiète les épargnants.

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Le président et fondateur du mouvement politique En Marche ! s'attaque à l'assurance vie en proposant un prélèvement à taux unique d'environ 30%, en incluant les prélèvements sociaux, pour tout revenus provenant du capital.

Une mesure controversée

C'est presque la moitié des épargnants (45%) qui vont être impactés par cette « flat tax », dans l'optique où Emmanuel Macron accède à l'Elysée en mai prochain. La conséquence est évidemment une baisse des rendements de l'assurance-vie, alors taxée à 23% si vous n'y touchez qu'au bout de 8 ans.

D'après un sondage Ipsos pour la FFA (Fédération française de l'assurance), cette mesure fait grincer des dents 77% des sondés qui la jugent « plutôt comme une mauvaise chose ». Ce chiffre grimpe à 85% pour les épargnants et atteint même les 92% pour les personnes qui détiennent une assurance-vie depuis plus de 8 ans. Un accroc pour Emmanuel Macron qui se voit aussi pointer du doigt par les assureurs qui subissent une collecte des assurances-vie en chute libre. En janvier 2017 les collectes ont été de 400 millions, alors qu'elles s'élevaient à 3,1 milliards d'euros un an plus tôt. Faute, sans nul doute, à la baisse de son taux d'intérêt.

Macron en marche arrière ?

Le candidat à l'élection présidentielle avait déclaré, dans la fin du mois de février, vouloir un « prélèvement forfaitaire unique au taux de l'ordre de 30 %, prélèvements sociaux inclus, pour tous les revenus du capital ». Par la voix de son porte-parole, Jean Arthuis, le fondateur d'En Marche ! a indiqué qu'uniquement les nouveaux contrats subiront cette « flat tax » . Une seconde condition a aussi été avancée : cette taxe n'arrivera qu'à partir d'un certain seuil d'encours. Le porte-parole d'Emmanuel Macron révèle alors l'idée d'instaurer un plafond de l'ordre de 150 000 euros , mais ce projet est à « l'étude » et doit subir un « arbitrage ». En dessous de celui-ci, le taux de 23% ne devrait donc pas être touché.

L'ex-ministre de François Hollande a donc entendu la gronde des Français qui ne veulent pas que l'on touche à un placement qui a su séduire, d'après les chiffres de la FFA, 44% d'entre eux. Après les déclarations de Marine Le Pen sur les mutuelles , les produits d'assurance n'ont donc pas fini d'animer cette élection présidentielle.