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Crit'Air : votre véhicule diesel bientôt interdit de circulation ?

Par un décret du 5 mai 2017 et contre toute attente, le gouvernement rendait obligatoire l’apposition de la vignette Crit’Air sur le pare-brise de certains véhicules à compter du 1er juillet 2017. Mais ce décret ne s’arrête pas là, il prévoit également l’interdiction future de circulation à Paris de tous les véhicules diesel immatriculés entre 1997 et 2001.

Décret Crit'Air Diesel

Près de 350 000 véhicules concernés par l'interdiction de circulation à compter du 1er juillet

Les conducteurs des véhicules immatriculés entre 1997 et 2001 doivent obligatoirement obtenir et apposer la vignette Crit'Air numéro 5 sur le pare-brise. De plus, l'interdiction prévue pour les véhicules immatriculés avant 1997 sera étendue à ces véhicules.

A compter du 1er juillet, les véhicules diesel de 1997 à 2001 n'auront plus le droit de circuler dans Paris intra-muros entre 8 heures et 20 heures en semaine (du lundi au vendredi) et dans les ZCR de certaines métropoles. Pour ces véhicules, la vignette Crit'Air numéro 5 devrait être apposée afin de pouvoir circuler la nuit, le weekend et les jours fériés.

Ce serait près de 350 000 véhicules en plus qui ne pourront plus circuler dans les Zones à circulation restreinte et lors des pics de pollution, rien que pour la ville de Paris. Sachant que le dispositif doit être adopté à long terme par la majorité des grandes villes françaises, cela représente un pourcentage important du parc automobile actuel qui ne pourra plus circuler dans certaines zones et pendant certaines périodes.

Une réduction drastique de la circulation en ville d'ici à 2020

Si la mesure semble sévère pour les conducteurs, retenez votre souffle car les propriétaires des véhicules datant d'avant 1997 et diesel de 1997 à 2001 ne sont pas les seuls ciblés.

En effet la maire de Paris, Anne Hidalgo, et près d'une trentaine d'autres villes prévoient, au nom de la lutte contre la pollution, d'étendre les interdictions de circuler à plusieurs autres véhicules notamment :

  • une interdiction de circuler pour les voitures diesel toute l'année : le but est d'interdire entièrement l'accès aux grandes villes à tous les véhicules roulant au diesel d'ici 2020. L'année d'immatriculation ne sera plus prise en compte. Les véhicules diesel représentent actuellement 3,9 millions du parc auto francilien soit 52,22% des voitures et près de 29 millions de véhicules diesel sur tout le territoire national ;

  • une interdiction de circuler pour les voitures à essence antérieures au 1er janvier 2011 : encore épargnées par les interdictions, les premières voitures à essence feront partie des interdictions de circuler dans les grandes villes d'ici à 2020 ;

  • une interdiction de circuler pour les motos d'avant janvier 2017.

Le début de la grogne des automobilistes

Si cette étendue drastique des interdictions n'en est pour le moment qu'à l'état de projet, elle reviendrait à priver de circulation, dans les grandes villes françaises, toutes les voitures de moins de 9 ans et tous les véhicules diesel, et ceci dans un peu moins de 3 ans. Cette perspective peu réjouissante rendrait inutilisables les véhicules de la plupart des citadins qui devront être dans l'obligation d'en changer pour un modèle plus récent et moins « polluant ».

Notion toute relative quand on sait que ce ne sont pas les émissions de pollution de chaque modèle qui sont prises en compte, mais simplement leur année de production. On pourra donc voir un ancien véhicule peu polluant sanctionné, ce qui ne sera pas le cas d'un modèle plus polluant... mais plus récent.

Notons également que l'impact sur l'achat ou la revente de voitures d'occasion sera sûrement lui aussi très important.

Ainsi l'association 40 millions d'automobilistes a plaidé « une discrimination économique et sociale » mise en place par le gouvernement contre les consommateurs. Elle prévoit de mettre en place une action de groupe regroupant tous les propriétaires des véhicules interdits de circuler afin qu'ils obtiennent dédommagement.