Conséquences de la fin des tarifs réglementés du gaz
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Conséquences de la fin des tarifs réglementés du gaz

Malgré son existence depuis 1946, la disparition des tarifs réglementés (Tarifs Réglementés de Vente) a été annoncée récemment par le Conseil d'Etat dans le but de se conformer au droit européen. Avec l'annonce de la fin des tarifs réglementés, certains se pensent perdants et d'autres gagnants.

tarif réglementé - gaz

Qu'est ce qu'un tarif réglementé?

Depuis 2007, le marché de l'énergie est ouvert à la concurrence. On peut tout de même remarquer qu'il y a d'un côté, la population cliente des TRV du gaz (essentiellement appliqués par ENGIE) et de l'autre, la population qui préfère souscrire à l'offre du marché des particuliers.

Le rôle des pouvoirs publics est de fixer les tarifs réglementés, mis à jour avec l'aide de la Commission de régulation de l'Energie. Son coût reflète ceux du fournisseur de l'énergie. En parallèle, les tarifs du marché sont librement déterminés par les particuliers en rapport avec les fournisseurs alternatifs.

Un avantage ?

Selon le directeur général délégué chez Direct Energie, « les consommateurs pourraient globalement gagner entre 400 et 500 millions d'euros par an de pouvoir d'achat, c'est énorme ! ». Il est vrai qu'une concurrence plus importante entre les différents acteurs du marché pourrait permettre une baisse importante des prix qui favoriserait les clients. De nouvelles offres adaptées aux clients pourraient même apparaître, bien que certaines le soient déjà. Les personnes concernées par cette action sont principalement : les clients professionnels, utilisant plus de 30MWh par an, les propriétaires d'immeubles à usage d'habitation de plus de 150 MWh par an, et les syndicats de copropriétaires de ces immeubles, selon ENGIE. Toutefois, il est important de relativiser.

Un inconvénient ?

Selon les organisations de consommateurs, dont l'association UFC-Que Choisir, « la fin du tarif réglementé pourrait avoir des profondes conséquences pour les consommateurs ». On remarque qu'en 2015, 65,16% des foyers sont raccordés au gaz de ville en matière de TRV (et 89,9% pour l'électricité). Mais ce sont autant de personnes qui se trouvent touchés directement par ce changement et qui devront trouver une solution à leurs problèmes dans les plus brefs délais. Ce changement pourrait être un avantage considérable pour les différents concurrents plus que pour le consommateur qui sera assailli par ces nouvelles offres. Sans la TRV, qui a le rôle de régulateur des marchés et donc se doit de proposer un prix correct, les prix du marché risquent de flamber désastreusement.

La suite avec l’électricité

Le gaz n'est pas le seul dans cette situation puisque l'électricité se trouve également sur la sellette, mais différemment, puisque l'électricité est considérée comme primordiale. Donc à l'instar du gaz, il faudra se préparer au mieux à ce changement qui semble déjà en préoccuper certains.