Crainte du jugement : femmes et enfants

L'enquête révèle que les principales victimes de cette peur sont les femmes et les enfants :

  • pour les femmes : les sujets intimes sont les plus compliqués à aborder avec un professionnel de la santé. En effet, 83% ont ressenti de la gêne en parlant de pilule du lendemain, 87% en parlant de reproduction et 80% en abordant les sujets de dépistage et de traitement des IST ;
  • chez les plus jeunes, la crainte du jugement concerne 87% des 18-34 ans.

Ainsi, la crainte de se faire juger lors d'une consultation médicale (quelques soit la raison : questions pratiques, besoin de traitement ou examen) a déjà touché 3/4 des personnes en France dont 1/10 ressentent quasiment à chaque fois ce sentiment.


Le plus redouté par les patients

Il ressort que : « les remarques désobligeantes, inappropriées ou la leçon de morale » sont les plus redoutées par les patients. Les principaux professionnels touchés par les craintes sont les médecins généralistes et les spécialistes qui concentrent à eux seuls 74% des peurs.

Conséquence : l'accès aux soins en recul

Il semble que 47% des personnes malades aient fait le choix refuse l'accès aux soins à cause de cette peur, et que 50% d'entre eux le fassent à cause de sujets intimes. 54% de ces patients sont des femmes et 60% sont des jeunes de 18 à 34 ans.

Autres conséquences : 45% n'osent pas aborder certains sujets avec leur médecin, 38% décident de repousser la date du rendez-vous, et 25% n'hésitent pas à renoncer à leurs soins, traitements ou rendez-vous.

Le fait que certains patients aient décidé de retarder ou d'annuler leurs soins ont eu des effets néfastes sur la santé de la moitié des patients : 16% ont remarqué une aggravation des problèmes et 41% ont eu des conséquences psychologiques par la suite.