DieselGate : un ancien ingénieur de Volkswagen condamné à 40 mois de prison et 200 000 dollars d’amende
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DieselGate : un ancien ingénieur de Volkswagen condamné à 40 mois de prison et 200 000 dollars d’amende

Nouveau rebondissement dans le scandale du DieselGate : la justice américaine vient de condamner James Robert Liang à 40 mois de prison et 200 000 dollars d’amende. L’ex-ingénieur de Volkswagen a été reconnu coupable des deux chefs d’accusation qui pesaient contre lui, à savoir conspiration à des fins de fraude et violation des législations.

DieselGate ingénieur Volkswagen condamné 40 mois prison 200 000 dollars amende

Une sanction lourde et dissuasive

Le scandale des moteurs truqués n'en a pas fini de faire parler de lui. Près de deux ans après la révélation du DieselGate, la première condamnation est tombée.

James Robert Liang, ancien ingénieur de Volkswagen
, vient en effet d'écoper de 40 mois de prison et de 200 000 dollars d'amende. Une sentence justifiée, mais qui aurait pu être beaucoup plus sévère (jusqu'à 5 ans de prison et 250 000 dollars d'amende) ; le prévenu ayant accepté de plaider coupable en échange d'une remise de peine.

« Cette sentence servira de signal fort aux ingénieurs et autres dirigeants de l'automobile qui seraient tentés de violer les lois des États-Unis au profit de leur employeur », a mis en garde Daniel L. Lemisch, le procureur des États-Unis.


Une fraude qui dure depuis 8 ans

En 1983, James Robert Liang intègre Volkswagen comme ingénieur à la direction des recherches sur les moteurs diesel à Wolfsburg. En mai 2008, il est envoyé aux États-Unis par VW pour aider au développement d'un moteur baptisé « EA 189 » destiné au marché américain.

Très vite, lui et son équipe ont compris que ce moteur ne serait jamais en mesure de respecter les normes d'émissions en vigueur. Alors, pour contourner la réglementation, ils ont décidé d'équiper celui-ci d'un logiciel capable de détecter si le véhicule était soumis à des tests officiels et de fausser ainsi les résultats. Le rapport de justice indiquait que le constructeur allemand avait « berné » les autorités pendant huit ans !

« Pendant plusieurs années, les employés de Volkswagen et de sa filiale américaine se sont réunis à plusieurs reprises avec les représentants de l'EPA (agence de protection de l'environnement) et du Carb (California Air Ressources Board), mais ils ont toujours assuré que leur moteur respectait les seuils d'émissions autorisés, ce qui n'a visiblement jamais été le cas. Au contraire, ces véhicules étaient équipés d'un dispositif qui permettait de fausser les résultats des contrôles antipollution », explique le département de la Justice dans un communiqué.


D'autres dirigeants dans le viseur

Mais la justice américaine ne souhaite pas en rester là. D'autres responsables du groupe automobile allemand se trouvent dans son collimateur. C'est notamment le cas d'Oliver Schmidt, ancien dirigeant du service de conformité réglementaire de Volkswagen entre 2014 et 2015, dont le procès est attendu le 6 décembre prochain. Arrêté le 7 janvier dernier par le FBI, ce dernier encourt une peine de 7 ans de prison et d'une amende pouvant aller jusqu'à 400 000 euros. Mais la sentence sera sans doute plus clémente, puisqu'il a aussi plaidé coupable.

Mis à part les deux prévenus, cinq autres dirigeants font également l'objet d'une poursuite judiciaire, à savoir :

  • Heinz-Jakob Neusser, directeur du développement chez VW d'octobre 2011 à juillet 2013 ;
  • Jens Hadler, directeur du développement chez VW de mai 2007 à mars 2011 ;
  • Richard Dorenkamp, directeur de la dépollution moteur chez VW de 2003 à 2013 ;
  • Bernd Gottweis, chef du département pour la sécurité des produits du groupe entre 2007 et 2014, et aujourd'hui retraité
  • Jürgen Peter, directeur d'ingénierie chez VW.

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