Changement de carte grise obligatoire pour les propriétaires de fourgonnettes aménagées

Les propriétaires de van tout confort habitués à sillonner les routes pendant les vacances doivent prendre leurs dispositions avant l'été au risque d'être recalés au contrôle technique. En effet, jusqu'ici, les véhicules aménagés entraient dans la catégorie VP (voiture particulière) ou CTTE (utilitaire de moins de 3,5 tonnes). À compter du 20 mai prochain, leur carte grise devra porter la mention VASP (véhicule automobile spécifique).

De plus, « ces automobilistes disposeront de deux mois pour effectuer une contre-visite », souligne le vice-président de la section contrôle technique au Centre National des Professions Automobiles (CNPA), Jacques Guillermin. Ce délai a été instauré pour donner à l'emprunteur le temps de régulariser sa situation ou supprimer les aménagements. Toute infraction sera punie d'une amende de 135 euros, sans compter le risque d'immobilisation de la carte grise et la mise en fourrière du véhicule.


En cas de renoncement aux installations spécifiques, un changement d'assurance auto est conseillé afin d'adapter la couverture.

Durcissement du contrôle technique pour tous les véhicules

L'obtention de l'homologation VASP requiert que les quatre équipements suivants soient fixes : la couchette, la table, la kitchenette et les rangements. Il suffit qu'un seul de ces éléments soit amovible pour justifier un refus des DREAL (directions régionales de l'environnement, de l'aménagement et du logement).

D'ailleurs, une astuce pour rester en VP ou CTTE sur sa carte grise consiste à recourir à des modules amovibles. Toutefois, si elle permet de franchir la barrière du contrôle technique, la démarche n'en est pas moins illégale. Les propriétaires de Combi Volkswagen peuvent quant à eux se servir d'une carte grise de collection.

Les propriétaires ou conducteurs de camionnettes aménagées ne sont pas les seuls concernés par le durcissement du contrôle technique. En effet, dès le mois de mai 2018, le nombre de points de contrôle passera de 123 à 132, tandis que les 453 points de défaillance recensés actuellement augmenteront à 606. Pour les 340 d'entre eux jugés « majeurs », une contre-visite est obligatoire dans les deux mois, ceux catégorisés « critiques » entraînent une interdiction de circuler, sauf jusqu'au garage ou un autre lieu où le véhicule sera remis en état.

Concernant le coût, du fait d'une inspection plus large qui allonge la durée d'examen, une majoration comprise entre 10 % et 15 % est à prévoir.