Le secteur de l’assurance est-il voué à l’ubérisation ?
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Le secteur de l’assurance est-il voué à l’ubérisation ?

C’est un fait : les habitudes des consommateurs évoluent, au même titre que leurs besoins. Les professionnels font alors en sorte d’adapter leurs offres afin de rester en phase avec cette réalité. Les services comme Netflix ont révolutionné le monde de la télédiffusion, tout comme Uber l’a fait avec les transports. Qu’en est-il du secteur de l’assurance ? Le Canada se penche sur la question.

secteur de la santé et uberisation

Canadian Industrial Outlook : Banking, c’est le nom du rapport de Conférence Board du Canada dans son rapport annuel de 2018. Dans ce document, il est clairement stipulé que les attentes des consommateurs font l’objet de changements majeurs. L’évolution des technologies y est pour beaucoup, si bien que bien des secteurs n’en finissent pas de se réinventer pour rester dans l’air du temps. La question se pose alors : est-ce que le secteur des assurances sera aussi touché par cette évolution dans un futur proche ou lointain ? En tout cas, le Canada entreprend des actions pour que cela n’aille pas dans le sens d’Uber avec les transports.

Se réinventer, une nécessité incontournable

L’essor des nouvelles technologies modifie peu à peu les habitudes des consommateurs. Désormais, ils se rapprochent essentiellement des solutions rapides, pratiques, peu onéreuses, etc. Le plus souvent, cela passe par la dématérialisation.

D’ailleurs, la recrudescence des banques en ligne, des différents moyens de paiements et de transactions, sans oublier les ventes de produits ou services en ligne, illustre parfaitement la situation. Pour rester dans la course et espérer voir grandir leurs parts de marché, les professionnels doivent emboîter le pas et se réinventer sans cesse. Ici, l’enjeu est d’inclure les nouvelles technologies dans leurs stratégies marketing.

Changer la relation entre les assureurs et leurs clients

Le secteur de l’assurance n’y coupera pas : la relation qui lie les professionnels à leurs clients doit suivre le courant des choses, même s’il s’agit d’un secteur plus règlementé et plus complexe. Qu’il s’agisse d’assurance santé, d’assurance habitation ou autres, de nouveaux codes vont devoir s’appliquer pour permettre aux souscripteurs d’avoir une offre adaptée voire sur-mesure, avec des services instantanés et en adéquation avec les contraintes de mobilité.

L’investissement dans les innovations numériques devra alors figurer parmi les priorités des professionnels de l’assurance. Par exemple, il faudra mettre en place une interface pratique et opérationnelle pour mettre en contact les clients et leurs assureurs, investir dans des systèmes de cryptage des données des clients pour leur garantir la meilleure sécurité de leurs informations personnelles, etc.

Le Canada s’oriente vers un meilleur encadrement du métier

Au Canada, il est impératif que cette transition soit encadrée. D’après l’Association canadienne des compagnies d’assurance de personnes, cela évitera que des acteurs non réglementés s’accaparent le marché, comme l’a fait Uber avec les transports. Un projet de loi a d’ailleurs été déposé en octobre 2017 par le ministre canadien des Finances, Carlos Leitão. Ce projet de loi 141 a pour vocation d’apporter des réformes au secteur financier canadien, notamment pour permettre aux professionnels de l’industrie de l’assurance de s’adapter aux solutions en ligne.