Principes du contrôle technique et de l'assurance de l'autocaravane

Selon la directive 2007/46/CE, une autocaravane (motor-home, camping-car) désigne « un véhicule à usage spécial de catégorie M destiné à être utilisé comme habitation. Pour être considéré comme tel, la partie habitable devra contenir au moins : des sièges convertibles en couchettes, un coin pour cuisiner, des sièges et une table (escamotable ou non) ainsi que des étagères ou des placards. »

Autrement dit, le véhicule ne pourra pas être qualifié de motor-home s'il ne dispose pas de tous les équipements mentionnés dans cette description, mais aussi en cas de présence d'un élément ou dispositif non cité, repéré au moment du contrôle.


Toutefois, certains centres techniques ont décidé de reconsidérer le cas de ces autocaravanes et de ne pas refuser celles dont les équipements ne seront pas complets.

Par ailleurs, l'assurance camping-car doit être adaptée au type de véhicule et à son contenu, notamment pour le contrat de base. Les matériels doivent être conformes à ce qui est indiqué sur la carte grise.

Les minicars et fourgons modifiés risquent d'être recalés

Les minivans et les fourgons convertis en espace d'habitation auront plus de difficultés à passer leur visite technique. La raison est simple : leur usage et leur équipement ne correspondent plus à ce qui est inscrit dans leur carte grise d'origine. Depuis le 20 mai 2018, les véhicules transformés risquent d'être refusés. Les conducteurs n'ont ainsi d'autres choix que de démontrer les modifications.

Il existe toutefois une solution : faire homologuer le véhicule en VASP (véhicule automobile spécifique) auprès de la DREAL (direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement). La carte grise VASP permettra alors d'être accepté par le centre de contrôle. Cette option leur sera également d'une aide précieuse pour l'obtention d'une assurance adaptée.