La voiture 100 % autonome, c'est désormais une réalité

Même si elles suscitent encore quelques appréhensions de la part des conducteurs actuels, les voitures sans chauffeur sont aujourd'hui une réalité. Selon les estimations de M. Aymeric Weyland, elles constitueront 50 % des automobiles en circulation d'ici 2030.

Si leur arrivée sur les routes est définitivement adoptée et que 100 % des voitures deviennent autonomes, l'assurance individuelle sous sa forme actuelle n'aura plus lieu d'être.

Prendre sa voiture deviendra aussi simple que prendre le métro ; il suffit d'entrer et de se laisser transporter jusqu'à la destination voulue. Mais comme aucun système n'est infaillible et que les accidents, s'ils peuvent être limités, existeront toujours, les assureurs ne risquent pas de chômer.


Seulement, l'assurance sera amenée à évoluer, peut-être en se concentrant un peu plus sur les dégâts matériaux occasionnés, plutôt que sur la responsabilité des conducteurs concernés.

Les assureurs ont du pain sur la planche

Mine de rien, l'arrivée des voitures autonomes va profondément chambouler l'univers de l'assurance automobile. Tous les éventuels cas de sinistre deviendront plus complexes à traiter, parce que de nouveaux facteurs devront impérativement être pris en compte.

Les indemnisations seront de plus en plus difficiles à quantifier, car la responsabilité des conducteurs ne peut plus être engagée. Et cerise sur le gâteau pour les compagnies d'assurance : le coût des réparations deviendront plus coûteuses ; les véhicules seront en effet truffés d'innovations technologiques.

Les dangers du piratage

Il n'y a pas si longtemps, c'est le genre de scénario que l'on ne trouvait que dans les films de science-fiction. Mais à l'heure de la voiture autonome, le fait qu'un individu mal intentionné prenne le contrôle à distance d'une voiture est un danger bien réel.

Des entreprises pourraient par exemple voir sa flotte entière bloquée par un hacker qui cherche à leur soutirer de l'argent. Le défi qui se présente aux assureurs sera donc d'être en mesure de proposer des contrats qui couvrent ce genre de risques.