Paris cherche un successeur à Autolib pour compléter son éventail de solutions de mobilité
un service de meilleurtaux.com

Paris cherche un successeur à Autolib pour compléter son éventail de solutions de mobilité

En quelques semaines, le contrat qui liait la mairie de Paris au groupe Bolloré concernant Autolib a été rompu, dans une relative indifférence des habitants, qui déploraient la moindre qualité de ce service d’autopartage électrique. D’ailleurs, entre 2015 et 2016, la fréquence d’utilisation de quelque 150 000 abonnés a diminué de 21 %. Le secteur étant désormais libéré du monopole d’Autolib, ses autres acteurs peuvent soumettre leurs offres.

Paris cherche un successeur à Autolib pour compléter son éventail de solutions de mobilité

Vers un modèle plus concurrentiel avec la Ville comme régulateur

Pour expliquer l'échec du service, le groupe Bolloré évoque le changement en profondeur des conditions du marché. Car en 2011, les VTC et autres solutions de mobilité étaient encore absentes dans les zones très denses où opérait Autolib.

La municipalité reconnaît pour sa part avoir manqué de nombreuses innovations du fait d'un contrat de délégation de service public de 12 ans dans un environnement qui s'est complètement transformé.

Forte de cette expérience, la ville de Paris entend désormais privilégier un schéma plus concurrentiel où elle se positionnerait en régulateur. Les discussions avec différents constructeurs ont commencé : Renault et PSA pour les Français, et pour les marques étrangères, BMW ou Daimler, dont les services d'autopartage en free floating sont déjà utilisés par des millions de personnes.


La capacité de ces acteurs à déployer très rapidement un parc de véhicules en libre-service a d'ailleurs fortement contribué à l'accélération de la résiliation du contrat avec Bolloré. Le nouveau modèle pourrait ainsi fonctionner en free floating, sans borne de stationnement, sauf pour la flotte électrique, qui exploitera les 1 100 stations d'Autolib, soit un total de 6 200 bornes.

Les Français Renault et PSA en lice pour proposer leur service

Renault travaille à une proposition 100 % électrique faisant intervenir Twizy, un véhicule à deux places et Zoé, sa citadine de quatre places, son actuelle offre d'autopartage, Renault Mobility, étant partiellement thermique. Quant à PSA, également en lice pour équiper Paris, elle possède une filiale spécialisée, Free2Move, qui a déjà séduit 180 000 Madrilènes avec seulement 600 Citroën C-Zéro.

En encourageant la concurrence, la municipalité espère pousser les prestataires à fournir des prestations de qualité à un tarif raisonnable. Il est par ailleurs possible qu'elle n'exige pas le 100 % électrique en matière de motorisation, estimant qu'en faisant baisser le nombre de voitures en circulation « de 6 à 10 fois », un véhicule thermique partagé répond à ses « objectifs d'amélioration de la qualité de l'air ».

Un service pour compléter la gamme de solutions de mobilités à Paris

Le futur service d'autopartage viendrait compléter un éventail de solution de mobilités larges, incluant notamment plus de 40 000 chauffeurs VTC, auxquels ajoutent les taxis-scooters, dont l'offre vient d'être consolidée par le rapprochement entre la start-up Felix et le numéro un local, CityBird.


Le vélo partagé est également populaire, ses formules en free floating représentant une alternative efficace à Velib, pénalisé par ses nombreuses bornes encore non opérationnelles. Autre deux-roues partagé, le scooter électrique connaît un succès croissant : le Français Cityscoot et l'allemand Coup élargissent ainsi constamment leur flotte de location. Enfin, ceux qui préfèrent les trottinettes électriques apprécient certainement les services de la jeune pousse américaine.

Avec ce vaste choix de moyens de mobilité, Paris confirme son statut de ville expérimentale dans ce domaine. Toutefois, certains experts estiment que ceux-ci n'ont pas réussi à remplacer la propriété automobile, mais complètent les transports en commun. Cela explique d'ailleurs les réticences des start-ups de covoiturage, bien implantées en banlieue, à s'installer dans la capitale.

La prochaine étape pour ces entreprises, appelées « mobitechs », consiste à développer un écosystème multimodal, avec une solution regroupant plusieurs solutions de mobilité pour un seul et même trajet. Les professionnels de l'assurance auto doivent également étoffer leur portefeuille de produits avec des contrats adaptés à tous ces types de mobilités.

Avis clients LeComparateurAssurance.com : 9.0 / 10 (515 avis clients sur Avis-Vérifiés)

Besoin d'un crédit auto ?

500 €

75 000 €