La voiture, un moyen de transport indispensable pour les Franciliens

Énorme écart entre Paris intra-muros et le reste de la région

Un Francilien sur deux utilise quotidiennement son véhicule, faute d'alternative. 37 % d'entre eux déplorent un temps de trajet nettement plus long s'ils prennent les transports en commun, tandis que 35 % mentionnent des horaires qui ne répondent pas à leurs attentes. Parmi les plus affectés, 54 % résident dans de petites agglomérations de 2?000 à 20?000 habitants.

À l'inverse, au cœur de la capitale, la palette d'options de mobilité est large, entre le métro, le bus, les taxis, les VTC, les vélos ou encore les scooters. Malheureusement, au-delà du boulevard périphérique, le choix se réduit comme peau de chagrin. D'après Guillaume Paoli, cofondateur du site AramisAuto, « même en petite couronne, seule la voiture permet aux personnes de se déplacer au gré de leurs besoins ».


Cette situation a un impact considérable sur leurs finances, le budget voiture s'alourdissant chaque année, notamment avec la hausse des prix du carburant et des dépenses de réparation (pièces détachées plus chères, présence des nouvelles technologies…) et une nouvelle majoration de 2 % à 3 % attendue cette année pour l'assurance automobile.

Davantage de solutions de mobilité plébiscitées

Les résultats détaillés de l'étude révèlent que plus de trois Franciliens sur quatre (77 %) se sont servis de leur voiture au cours de la semaine. Ce pourcentage élevé reste néanmoins inférieur à celui des Français qui affirment se déplacer avec leur auto à la même fréquence (88 %).

À travers la France, le degré d'enclavement des territoires est un facteur déterminant du taux de recours aux transports en commun. Dans les communes rurales, très peu desservies, 70 % des habitants ne peuvent pas se passer de voiture.

Par ailleurs, les automobilistes franciliens se montrent réfractaires aux nouvelles règles de sécurité routière, dont le récent passage de la limitation de vitesse à 80 km/h. En effet, bien que l'impact du changement soit moindre, ils estiment que cette décision ressemble à une interdiction de conduite. 40 % d'entre eux ajoutent que les mesures de sécurité routière ne seront réellement efficaces que si elles sont accompagnées d'un développement d'alternatives de transports, en particulier dans les zones périphériques.