Aviva France et la Macif investissent dans Fundvisory

Une bonne complémentarité avec les conseillers humains

Le robo-advisor de la fintech française œuvre déjà au sein d'Aviva, ou plus précisément dans sa filiale de courtage. Cette dernière est connue comme étant le distributeur des assurances-vie Afer. L'outil d'aide intelligente à l'allocation d'actifs développé par Fundvisory a notamment permis à l'assureur de multiplier les placements sur les supports en unités de compte.

Mais comme l'explique Gilles Pavie Houdry, directeur de la stratégie et du développement corporate d'Aviva France, « le robot-conseiller n'est pas destiné à remplacer les actuels conseillers humains, mais à leur prêter main-forte pour encore plus d'efficacité ».

Pour information, Aviva France a apporté 60 % du 1,8 million d'euros levé auprès des deux assureurs, mais les fondateurs de Fundvisory restent les actionnaires majoritaires.

Assister ceux qui ont besoin de conseil en matière de gestion du patrimoine

Le rôle qu'occupe Fundvisory au sein de la Macif est un peu différent. La technologie est utilisée par sa filiale OFI Patrimonial. Cette dernière a également pour ambition de se développer dans les produits d'assurance-vie en unités de compte.

Odile Ezerzer, directrice du pôle finance-épargne du groupe Macif, souligne l'importance stratégique de cet outil dans l'activité de l'assureur : « Comme l'assurance-vie est de plus en plus orientée vers la gestion du patrimoine et que, par conséquent, la tâche des conseillers est devenue plus complexe, le robo-advisor est le plus à même d'apporter un conseil homogène d'un point de vente à l'autre ».

Fundvisory, une entreprise rentable

Selon son Président et co-fondateur Nicolas Gonzalez, « Fundvisory est en excellente santé financière et cette levée de fonds opérée auprès des deux compagnies d'assurance a surtout pour but de se développer dans toute l'Europe à partir de l'année prochaine ».

Jusqu'ici, Fundvisory comptait essentiellement comme clients de grandes institutions, mais la fintech va désormais se tourner vers « les petits et moyens clients », c'est-à-dire ceux qui se rendent bien plus volontiers sur un site comparateur assurance avant de souscrire un contrat.