La lente révolution numérique du secteur de l’assurance
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La lente révolution numérique du secteur de l’assurance

Certains assureurs usent déjà des applications pour collecter les données auprès de leurs clients. Le secteur de l’assurance s’ouvre en effet à la révolution numérique de manière progressive. Mais cette transformation est lente parce que bon nombre de Français ne sont pas encore totalement convaincus par l’utilisation des objets connectés. Que ce soit dans le domaine de l’automobile, de l’habitation ou de la santé, seulement une poignée d’entre eux détient un contrat d’assurance connecté, comme l’évoque une étude effectuée par Next Content pour Quadient.

La lente révolution numérique du secteur de l’assurance

L'assurance connectée n'est pas prête de devancer le système classique, en tout cas pas pour l'instant. Jusqu'à présent seulement 6% des Français disposent d'un contrat d'assurance « pay how you drive », contre 5% pour l'assurance habitation connectée.

Ces chiffres ressortent d'une étude réalisée par Next Content. L'enquête a été effectuée en ligne auprès de 1 012 assurés, durant le mois de mai 2018. Les personnes interrogées sont non seulement représentatives de l'ensemble des internautes mais également des souscripteurs d'une assurance auprès d'un organisme mutualiste ou d'une compagnie d'assurance compétente.

Les objets connectés peinent à se faire une place dans le quotidien des assurés

Pour l'instant, les géants de l'assurance limitent leur offre à de simples applications. Le marché de l'assurance connectée connaît un faible essor et est actuellement dominé par de jeunes pousses spécialisées. Les assureurs traditionnels n'en sont pas encore aux objets connectés.


Concernant par exemple l'assurance automobile comportementale ou « pay as you drive », le taux de couverture ne dépasse même pas les 10%. C'est également le cas pour l'assurance connectée liée à l'habitation. Si beaucoup de Français s'interrogent sur l'intérêt de ce type de contrat, d'autres espèrent en revanche éviter dans la mesure du possible, les cas de sinistres.

Des motivations liées à la diminution des risques

La diminution des risques et la suppression des franchises. Tels sont les leviers qui pourraient amener les Français à souscrire une assurance habitation connectée, selon le rapport de Next Content. À partir du moment où les consommateurs ont la garantie que les produits présentés permettent de pallier aux sinistres, ils seront prêts à souscrire une telle assurance. Les capteurs installés dans les logements doivent permettre d'anticiper les risques d'incendie, de fuite de gaz ou de vol.

90% des Français interrogés estiment également qu'ils pourraient tirer avantage dans la formule « pay how you drive » parce que leur prudence au volant sera récompensée. Les bons conducteurs verront ainsi leur prime d'assurance baisser.

Les Français craignent le piratage des données

Pour contrôler leur rythme cardiaque ou pour connaître le nombre de pas effectués dans la journée, de plus en plus de consommateurs ont recours aux bracelets connectés.

41% des répondants estiment qu'il serait possible de transmettre les données de santé associées à l'assureur pour bénéficier d'éventuels conseils. Mais ce n'est pas le cas de 35% d'entre eux. Selon ces derniers, rien n'indique que les compagnies d'assurance ne procèderont pas au piratage de données pour renflouer leur caisse. Les questions de confiance et de légitimité vis-à-vis de la mutuelle sont au centre des débats.

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