Enquête de l’ObSoCo : les Français s’estiment vulnérables sur les questions de santé

De profondes inégalités en matière d'accès à la santé

Selon cette étude, 23 % des Français ont renoncé à se faire soigner par manque d'argent, dont :

  • 27 % chez les ménages qui gagnent moins de 2 500 euros ;
  • 35 % chez les individus qui ont du mal à boucler leur budget ; 
  • 57 % pour les personnes en mauvaise santé, contre 17 % pour celles en très bonne santé.

Pour deux Français sur cinq en mauvaise santé, le reste à charge pèse très lourd dans leur budget.

La situation géographique constitue également un frein à l'accès aux soins, expliquent 25 % des sondés :

  • 44 % d'entre eux vivent dans une commune rurale ; 
  • 36 % se trouvent dans des villes de 2 000 à 10 000 habitants.

Ce sont surtout les services d'urgence à proximité qui manquent, d'après un tiers des personnes interrogées.


Par ailleurs, les attentes des Français sont variées en matière d'accès à la santé :

  • 25 % sont en quête de protection ;
  • 18 % exigent des soins plus efficaces ; 
  • 15 % réclament des soins plus personnalisés, mais aussi une meilleure assistance pour les personnes âgées.

Si 90 % constatent des progrès dans la médecine, seuls 69 % pensent en tirer profit.

88 % apprécient les objets connectés au service de la santé, mais seulement la moitié d'entre eux sont favorables aux consultations à distance.

Le fonctionnement des mutuelles, encore mal connu par une partie des affiliés

Parmi les Français ayant adopté une complémentaire santé, la plupart plébiscitent les mutuelles à but non lucratif :

  • 25 % estiment qu'elles sont plus équitables et plus attentives aux intérêts des affiliés
  • 20% font confiance aux mutuelles d'assurance.

L'enquête montre que plus les membres sont âgés, mieux ils connaissent le fonctionnement d'une mutuelle santé. Toutefois, 44 % des sondés ne se sentent pas suffisamment informés sur les droits et services découlant de ces affiliations, tandis que les modalités de remboursement proposées restent floues pour 25% des personnes interrogées.