La MGEN adopte de nouvelles stratégies pour développer sa performance économique

Lors de son assemblée générale qui s'est tenue tout récemment, la Mutuelle générale de l'Éducation nationale (MGEN) a déclaré avoir essuyé une perte de quelques millions d'euros l'année dernière. Ce déficit s'explique par des collectes qui n'ont pas pu couvrir ses charges. En effet, pour diverses raisons, l'enseigne n'a pas voulu hausser ses tarifs.

La révision étant faite cette année-ci, le groupe mutualiste a bon espoir d'accroître son chiffre d'affaires en 2019. En attendant de voir ce résultat satisfaisant, il a présenté un nouveau plan stratégique. D'autant plus qu'il dispose déjà d'un appui efficace avec la référence du ministère de l'Éducation nationale. Son partenariat historique avec la Maif peut aussi lui servir.


Plusieurs atouts stratégiques en main

18 millions d'euros, telle est la perte qu'a subie la MGEN l'an dernier alors qu'en 2016, cette mutuelle historique du monde de l'Éducation nationale a enregistré un résultat net positif de 12,4 millions d'euros. Les causes de ce déficit spectaculaire ont été mentionnées lors de l'assemblée générale du groupe qui s'est déroulé le 10 et 11 juillet dernier.

Le fait est que sa grille tarifaire n'a pas été révisée en 2017 à cause d'un appel d'offres pour la couverture santé et prévoyance des agents et retraités du ministère de l'Éducation nationale. Si les cotisations engrangées par la signature de 30 000 nouveaux contrats ont atteint 2,18 milliards d'euros (en croissance de 1,7%), elles n'ont pas toutefois surpassé les charges qui ont elles aussi progressé de 1,9%.

Le groupe reste néanmoins optimiste pour l'année prochaine, compte tenu de son chiffre d'affaires total qui a augmenté légèrement en 2017 (2,43 milliards d'euros contre 2,41 milliards d'euros en 2016) et de son actuelle légère hausse de prix.

De plus, il prévoit de mettre à jour un nouveau projet stratégique afin de booster davantage sa performance économique. Ceci consiste à maîtriser la sinistralité ainsi que ses coûts. Son président, Roland Berthilier, estime d'ailleurs qu'une désensibilisation aux produits financiers est de rigueur.


Par ailleurs, La MGEN compte développer ses activités à travers le groupe Vyv, qu'elle a formé l'an dernier avec Harmonie et Istya. En effet, elle va œuvrer pour la protection sociale complémentaire des personnels des ministères sociaux, en collaboration avec Harmonie Fonction Publique. Elle doit cette situation au ministère de l'Éducation nationale. D'après Isabelle Hébert, sa directrice générale :

Au sein de Vyv, nous devons trouver la meilleure façon de s'arrimer les uns aux autres pour remporter plus de contrats collectifs.

Des partenariats à consolider

La consolidation de son alliance avec la Maif fait partie des projets de développement de la MGEN. Il faut savoir que cette partenaire historique propose une offre d'assurance santé pour les non-enseignants alors que Roland Berthilier prétend attirer 50% des nouveaux enseignants. Sans parler des 80% environ de personnes actives et retraitées qui sont actuellement couvertes par la mutuelle.

Le but des deux organismes est que chacun mette en avant le produit de l'autre, autrement dit, l'offre d'assurance dommages de la Maif sera proposée aux assurés de la MGEN tandis que le contrat santé de cette dernière, pour les enseignants, sera recommandé aux clients de son partenaire.

À noter que les premières actions communes se passeront dès la prochaine rentrée en Rhône-Alpes-Auvergne et en PACA-Corse. A Isabelle Hébert d'expliquer que leur vision est de :

Toujours plus fidéliser et de nous développer toujours plus sur notre base affinitaire.

Il faut dire qu'actuellement, le secteur de la protection sociale se trouve au centre d'intérêt du gouvernement. Pour être en phase avec cette consolidation, la MGEN va mettre en place un nouveau groupe mutualiste, auquel joindra la MAEE (Mutuelle des affaires étrangères et européennes). La Mutuelle des Sportifs grossira aussi le rang.