La réduction du taux d’absentéisme pourrait bien être la solution aux dépenses de santé superflues
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La réduction du taux d’absentéisme pourrait bien être la solution aux dépenses de santé superflues

Le gouvernement se penche actuellement sur la possibilité de délester l’Assurance maladie d’une partie des indemnisations des arrêts-maladies de moins de huit jours. Sans attendre, les organisations patronales ont manifesté leur désaccord avec le projet. Un engagement plus important des entreprises dans la prévention pourrait alors résoudre le problème, ne serait-ce qu’en partie. Détails !

La réduction du taux d’absentéisme pourrait bien être la solution aux dépenses de santé superflues

Les dépenses de santé en France ne sont pas toutes inévitables. Bien des indemnisations d'arrêts-maladies assurées par la Sécurité sociale peuvent être rognées. Suite à l'annonce d'un possible transfert d'une part de ces montants afférents à l'absentéisme vers les entreprises, elles n'ont pas tardé à réagir au vu des coûts que cela impliquerait.

Mais il est également probable que ces sociétés se voient obligées d'instaurer un plan de prévention contre l'absentéisme. Ainsi, les arrêts-maladies inutiles seraient réduits de manière considérable, et ni la Sécurité sociale ni les entreprises ne devront financer ces dépenses de santé superflues.

Les arrêts-maladies de courte durée créent la confusion

À en croire les projets du gouvernement, l'indemnisation des salariés dans le cadre des arrêts-maladies de moins de 8 jours pourrait être transférée aux sociétés. Si cela venait à se concrétiser, ces entreprises auraient alors intérêt à trouver les moyens d'y parvenir.


Des coupes budgétaires devraient alors s'en suivre, au détriment des salariés. Dans son rapport, l'Inspection générale des affaires sociales (IGAS) parlait d'une enveloppe de 900 millions d'euros qu'il reviendrait désormais aux entreprises d'assumer.

Il s'agit d'une stratégie qui a déjà fait ses preuves dans d'autres pays. Au Royaume-Uni ou en Suède par exemple, c'est également la fiscalité qui finance l'assurance santé. Depuis que les entreprises ont dû prendre à leur charge les indemnisations des arrêts-maladies de courte durée, l'absentéisme a aussitôt pris des proportions moindres.

La santé des travailleurs n'est pas encore une priorité pour les entreprises françaises

Ayant eu écho de ces pistes envisagées par le gouvernement pour délester l'assurance maladie, les organisations patronales ont exprimé leur mécontentement. Et pourtant, il leur suffirait d'appliquer une meilleure stratégie de prévention pour réduire ces dépenses de santé inutiles ainsi que ce taux d'absentéisme élevé.

Par ailleurs, il faut se rendre à l'évidence : la France ne figure pas parmi les meilleurs pays en matière de santé des travailleurs. Et pourtant, aux États-Unis, en Allemagne, en Suisse, en Hollande et dans bien d'autres pays, les politiques HSE intègrent nécessairement la santé au travail. Ainsi, les dépenses inutiles liées à l'absentéisme sont exclues. Du moins, elles sont réduites au strict minimum.

L'autre solution pour réduire ce taux d'absentéisme, c'est le télétravail. Ce concept n'en est qu'à ses commencements en France, mais il pourrait réduire considérablement les arrêts-maladies.

La Fondation Concorde la précise d'ailleurs dans son rapport fourni en 2018 : le télétravail augmente la productivité de 22% et ajoute 45 minutes aux heures de sommeil. Surtout, le télétravail permettrait de réduire les arrêts-maladies de 5,5 jours par an, ce qui est non négligeable.

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