La réduction de la période probatoire post-permis reçoit un accueil défavorable
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La réduction de la période probatoire post-permis reçoit un accueil défavorable

En France, tous les conducteurs novices sont obligés de passer par une sorte de mise à l’épreuve de quelques années avant d’obtenir leur permis définitif. Le raccourcissement de cette période dite probatoire pour mettre en contrepartie un stage de conduite payant enchante très peu de monde, concernés ou pas. Augmentation de charges, baisse de responsabilité, les désapprobations fusent de toute part.

La réduction de la période probatoire post-permis reçoit un accueil défavorable

Au jeudi 23 août, la Sécurité routière a confirmé la rétraction de la période probatoire du permis de conduire, qui sera effective à compter de janvier 2019. Pour renforcer leur aptitude, les conducteurs novices doivent en revanche assister à un stage payant, moyennant une centaine d'euros supplémentaires. En précisant que les cours précédents leur coûtent déjà quelques milliers d'euros.

La décision est loin d'être accueillie par des avis favorables. Le fait est que le sens de la responsabilité des jeunes automobilistes risque d'en pâtir. Sans parler des surcoûts qu'ils vont probablement subir. Si les auto-écoles voient en ce dernier des opportunités à choisir, ils appréhendent néanmoins le faible taux d'attractivité d'une formation qui plus est facultatif.


Un raccourcissement d'un an contre une formation d'une journée

Le délai de détention du permis de conduire probatoire passera de trois à deux ans à compter du début de 2019, d'après la déclaration de la Sécurité routière le 23 août dernier. En contrepartie, les conducteurs novices pourront suivre une formation, à titre facultatif. Cela afin de perfectionner leur apprentissage.

Il faut toutefois savoir que ce stage d'un jour, à assister entre le 6ème et le 12ème mois d'obtention du permis, est payant. Son coût dépend de l'auto-école choisie, mais oscille entre 100 et 200 euros. Une charge de plus pour les ex-apprentis qui ont dû récemment débourser quelques milliers d'euros (près de 2 000 euros dans les établissements parisiens) pour obtenir leurs leçons de conduite.

Pas étonnant que les concernés se montrent peu enthousiastes face à cette nouvelle mesure. Il va sans dire que les futurs conducteurs rechignent à investir davantage pour gagner un permis de conduire. Selon une jeune Parisienne :

Le fait de devoir payer un stage et des heures supplémentaires alors que ça a déjà été un certain investissement au démarrage, ça n'est pas accessible à tous.

Elle en profite aussi pour déplorer l'absence d'équité dans cette situation ainsi que les impacts indéniables sur les responsabilités des conducteurs. Cette jeune apprenante estime que :


Je ne trouve pas ça bien pour les jeunes conducteurs, ça ne va pas du tout les responsabiliser. Avec ce stage, on ne sera plus tous égaux. Ce n'est pas équitable.

Une situation qui mérite qu'on se penche dessus

Les auto-écoles, quant à elles, voient en ce stage post-permis un marché de niche. Entre autres, Julien Dhordain, le dirigeant de deux établissements parisiens qui souhaite le proposer à sa clientèle. Il se demande toutefois si les cours intéresseront les conducteurs. En ces termes, il affirme son scepticisme :

Tout ce qui peut amener une réactualisation des connaissances, c'est toujours intéressant. Mais comme il n'y a aucune obligation à le faire, est-ce que ça marchera vraiment ? Est-ce que des gens voudront le faire ? Ça m'étonnerait.

De son côté, la Délégation à la sécurité routière prévoit de mettre en place des formations de sept heures, en petits groupes. Xavier Savignac, l'un des membres les définit comme suit :

Ce sera des petits groupes, en salle, de formation de sept heures, sur la base du volontariat, et pour tous les conducteurs. On va proposer des scénarios, les analyser avec eux et travailler sur cet aspect-là.

D'après lui, les jeunes automobilistes, qui sont les premiers ciblés, y trouveront certainement leur compte. En effet, il n'est pas évident de combler le manque d'expérience quand on a que 370 km sur le compteur alors que ceux qui bénéficient d'une conduite accompagnée ont une avance de 3 000 km au moins. D'autant plus que les cotisations d'assurance voiture réclamées par les assureurs en dépendent.

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