Les logements neufs se vendent moins bien qu’auparavant

Une rareté de l'offre qui fait grimper les prix

De début avril à fin juin, le nombre de logements vendus en France est en hausse comparé à la même période de l'année 2017. Le commissariat général au développement durable a recensé 34 100 habitations neuves ayant trouvé acquéreurs, soit une évolution positive de +1,7 %.

Le hic, c'est que cette progression est essentiellement à mettre à l'actif des logements collectifs. Les maisons individuelles, elles, se vendent de moins en moins et, sur la période de référence, leur commercialisation a même fléchi de -4,9 %.

Outre le prix de l'immobilier qui ne cesse de grimper, ce repli s'explique par la rareté de l'offre. Les mises en vente ont dégringolé à -12,8 % par rapport à la même période de l'année dernière. Un phénomène qui touche aussi bien l'immobilier individuel que collectif.


Pourtant, dans le cadre de l'adoption du projet de loi « Elan » (Évolution du logement, de l'aménagement et du numérique), le gouvernement avait parlé d'un « choc d'offres », mais les résultats se font toujours attendre.

Conséquence : le nombre de maisons individuelles mises en vente au deuxième trimestre de cette année est passé à 2 500, soit une forte baisse de -17,2 % en un an.

Bourgogne-Franche-Comté et Pays de la Loire : des exceptions qui confirment la règle

Ceux qui souhaitent contracter une assurance habitation pour leur future maison seraient bien inspirés d'axer leurs recherches en Bourgogne-Franche-Comté et en Pays de la Loire.

En effet, contrairement à la tendance générale à la hausse, le prix de l'immobilier est orienté à la baisse dans ces régions.

Ainsi, pour un appartement, il faut compter en moyenne 4 050 € le mètre carré (+ 2,7 %). Pour devenir l'heureux propriétaire d'une maison individuelle, il est préférable de ne pas avoir des oursins dans la poche. Le prix moyen s'élève à 264 000 euros, soit une progression de +3,2 %.