Les prix bradés sur la couverture scolaire méritent réflexion
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Les prix bradés sur la couverture scolaire méritent réflexion

En cette période de rentrée, les primes de couverture scolaire n’ont jamais été aussi basses. Les assureurs se sont livrés dans une guerre de prix sans précédent, les exposant même jusqu’à moins de huit euros. Toujours est-il que devant ces offres toutes attrayantes, les unes des autres, le plus judicieux serait de toujours bien vérifier les garanties avant de signer le contrat.

Les prix bradés sur la couverture scolaire méritent réflexion

Le choix de l'assurance scolaire de leurs enfants est un sujet de préoccupation pour les parents chaque année. Certes, elle n'est pas obligatoire, mais elle permet d'anticiper d'éventuels incidents fâcheux à l'école.

La rentrée est une période pour le moins charnière, c'est l'occasion pour les pourvoyeurs d'assurances de se livrer à une guerre des prix afin d'attirer le plus d'adhérents dans leur portefeuille.

L'on constate alors des tarifs descendant jusqu'à 7,90 euros sur des sites e-commerce ou auprès de la grande distribution.

Quoi qu'il en soit, une vérification des garanties s'impose avant toute souscription. En effet, il arrive que des prix cassés cachent quelques lacunes au niveau de la couverture, mais ce n'est pas aussi forcément le cas.


Une baisse record des prix

Les prix bradés de la couverture scolaire ont étonné plus d'un cette année. Ce sont les sites de commerce en ligne et la grande distribution qui sont les plus concernés. À savoir que les tarifs peuvent même s'abaisser en dessous de 8 euros.

Carrefour propose une couverture à 9,50 euros tandis qu'elle est à 7,90 euros chez Cdiscount alors que le numéro un du secteur, la Mutuelle Assurance de l'Éducation (MAE), affiche un tarif 30% plus cher (11,90 euros).

Selon le DG adjoint de la banque Casino, Marc Lanvin, cette guerre des prix dans laquelle plusieurs acteurs se sont livrés est provoquée par l'opportunité qui se présente.

En effet, les 80% des contrats d'assurance scolaire sont signés durant la première semaine de la rentrée. Le dirigeant du grand fournisseur des services financiers de Géant et de Cdiscount affirme que :

« Cela marche très bien, on en vend plusieurs dizaines de milliers par an. L'effet de masse et la digitalisation nous permettent de tirer les prix au maximum vers le bas ».

Le président de la MAE, Philippe Bénet se montre toutefois réticent. D'après lui :

« C'est un produit d'appel pour la grande distribution. Son but, c'est de remplir les caddies, pas d'assurer les enfants. Si les tarifs sont aussi bas, c'est qu'il doit manquer des choses dans leurs assurances ».

Bien connaître ses besoins et comparer les offres existantes

Il va de soi que les contrats haut de gamme sont toujours les mieux lotis. Pour preuve, ceux proposés par la MAE et la MMA offrent des garanties bien plus enrichies que ceux des magasins.

Moyennant quelque dix à vingt euros supplémentaires, l'enfant bénéficiera par exemple d'un nettoyage en cas de problèmes de réputation en ligne ou d'un soutien psychologique en cas d'éventuel rançonnage.


Quoi qu'il en soit, il vaut toujours mieux comparer les offres afin de pouvoir économiser, d'autant que les indemnisations courantes sont nettement à la hauteur des entrées en gammes des grands assureurs. À titre d'indication, Carrefour rembourse jusqu'à 500 euros par prothèse dentaire, ce qui est bien plus élevé qu'à la MAE et à la MMA.

Un juriste à l'association des consommateurs CNCV, Olivier Gayraud propose aux parents d'analyser ses couvertures avant de souscrire une assurance scolaire. Selon ses conseils :

« Regardez ce pour quoi vous êtes déjà assurés dans votre assurance multirisque habitation et éventuellement votre garantie accident de la vie, ces deux produits peuvent déjà couvrir les dégâts occasionnés par votre enfant à lui-même et aux autres ».

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