La gestion du budget dans les établissements français à l’étranger doit être optimisée
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La gestion du budget dans les établissements français à l’étranger doit être optimisée

À la suite de l’augmentation des frais de scolarité à la charge des familles dans les établissements français implantés à l’étranger, la tension est palpable. Ainsi, les sénateurs ont émis des recommandations à destination de l’agence chargée d’animer le réseau scolaire français. Selon les parlementaires, les restrictions budgétaires doivent être accompagnées par des stratégies bien définies et par un pilotage efficace du budget. La baisse des effectifs des enseignants détachés de l’Éducation nationale constitue un bon début.

La gestion du budget dans les établissements français à l’étranger doit être optimisée

Tous les ans, la proportion d'élèves qui intègrent le réseau de l'enseignement français progresse de 2% à l'échelle internationale, grâce à la demande étrangère. Il importe, selon la commission du Sénat chargée de consulter les lois de finances, de veiller à ce que la tendance se poursuive.

Une tâche de longue haleine attend l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE), d'autant plus que les crédits publics destinés à financer le réseau ont dégringolé en 2017.

Par ailleurs, un sénateur a déploré l'absence d'une stratégie d'implantation, alors que les dépenses accordées par l'Hexagone atteignent 455 millions d'euros par an. Pour ce faire, les besoins des populations locales, y compris celles des expatriés, doivent être étudiés au préalable.


Quelle stratégie doit-on appliquer au sein du réseau ?

Multiplier par deux le nombre d'élèves qui s'inscrivent dans les établissements suivant le programme français, d'ici 2025. Le président de la République a fait part de son ambition à l'occasion d'un discours prononcé à l'Institut de France et portant sur le développement de la langue française.

Toutefois, aucun plan ne semble encore avoir été mis en place depuis le 20 mars 2018. La commission des Finances du Sénat alerte ainsi les responsables sur l'absence de stratégie.

Une diminution de 14% de financement étatique depuis six ans

Depuis l'année 2012, les parents d'élèves financent le système à raison de 60%, alors que les frais de scolarité font un bond de 25%, pour s'établir à 5 300 euros. Cette hausse impactera-t-elle le taux de souscription d'une assurance scolaire, qui n'est d'ailleurs obligatoire que pour les activités facultatives ?

En outre, la suppression des 33 millions d'euros de crédits publics a également entraîné de nombreuses pertes d'emploi. Dans une optique d'économie budgétaire, les élus de la Chambre suggèrent de recruter davantage d'enseignants locaux pour compenser la diminution du personnel.

Établir un plan de pilotage budgétaire

Afin d'atteindre l'objectif fixé par l'actuel président de la République, il y a lieu de simplifier les procédures d'homologation des établissements d'enseignement français. L'AEFE doit aussi travailler de concert avec les ambassades, de manière à tenir compte de la demande locale.

Mais le plus important reste, selon les sénateurs, l'instauration d'un plan de pilotage du budget. Par exemple, on peut optimiser la gestion des excédents de ressources d'exploitation amassés par les établissements concernés. Les parlementaires proposent également de geler le niveau de participation des ménages.

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