Le commissionnement et la gestion des arriérés continuent de diviser les assureurs et courtiers en assurance marocains
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Le commissionnement et la gestion des arriérés continuent de diviser les assureurs et courtiers en assurance marocains

Au Maroc, deux ans après la publication de la circulaire de l’Acaps qui impose le paiement au comptant de la prime d’assurance, les pratiques n’ont guère changé. À l’occasion de la 3e édition de la rencontre annuelle des agents et courtiers d’assurance qui s’est tenue début octobre à Casablanca, ces derniers ont soulevé les problèmes qui tendent leurs relations avec les compagnies.

Le commissionnement et la gestion des arriérés continuent de diviser les assureurs et courtiers en assurance marocains

Deux sujets tendent les relations entre les assureurs et les intermédiaires

Les négociations portant sur la révision à la hausse des commissions restent en suspens. Les revendications des intermédiaires impliquent en effet la réduction des marges des assureurs. Or, pour les premiers, les profits confortables que réalisent les compagnies devraient leur permettre d’octroyer une rémunération équitable à des partenaires indispensables. Ces derniers espèrent ainsi une reprise prochaine des discussions sur ce sujet.

La gestion des arriérés demeure également un point d’achoppement entre les deux parties. Alors que la circulaire vise à décharger les intermédiaires de la responsabilité de l’encaissement de la cotisation. Une mesure qui a du mal à passer, et fait toujours des courtiers les financeurs de la couverture des clients. Khalid Aouzal, président de la Fnacam, :

« Recommande la mise en œuvre d’un système inspiré de la pratique du « cash before cover » (encaissement de la prime avant l’octroi de la couverture) avec des formules courtes de manière à garantir une bonne protection aux clients ».

Hassan Boubrik, président de l’Autorité de contrôle des assurances, parle de :

« Plusieurs milliards de DH à apurer, qui contraindraient les assureurs à faire signer aux intermédiaires des conventions pour une durée limitée à 2 ou 3 ans ».

Or, ces derniers jugent ces délais insuffisants pour solder leur dû. Ils prévoient par conséquent la saisine de l’Autorité de contrôle des assurances pour une révision de cette disposition.

Des défis majeurs attendent les intermédiaires en assurance

Les professionnels du secteur vont devoir renoncer à des habitudes acquises de longue date afin de se conformer aux contraintes réglementaires. Pour les intermédiaires, la révision du modèle économique s’impose, avec deux autres enjeux majeurs :

  • opérer avec succès leur transformation digitale,
  • trouver des sources de revenus alternatives pérennes.

Le passage au numérique représente un défi particulièrement difficile à relever. La dématérialisation de l’attestation d’assurance auto notamment permettra une souscription directe. Les courtiers doivent donc se diversifier rapidement afin de réduire leur dépendance à ce produit. La solution consiste à s’orienter vers les domaines nécessitant du conseil, où ils pourront apporter une valeur ajoutée.

Ils attendent aujourd’hui de la réforme du livre IV du Code des assurances l’ouverture à des activités annexes compatibles avec l’intermédiation. Encore faut-il que ce texte progresse après des années de blocage au niveau du Secrétariat Général du Gouvernement.

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