Une nouvelle loi pour améliorer les conditions de vie des animaux domestiques

Un bon début, mais insuffisant

Même si cette loi a été saluée par les organismes qui défendent le bien-être et les droits des animaux, ces derniers continuent de penser qu'

il ne s'agit là que d'un début et que beaucoup d'efforts restent encore à réaliser.

La nouvelle disposition a pour principal objectif de mettre fin à la maltraitance infligée aux animaux destinés à la consommation élevés en milieu industriel.

Baptisée EGAlim, cette loi surveille de près le transport des bêtes vers l'abattoir ainsi que la procédure d'abattage.

Des normes ont été élaborées pour que la mise à mort soit la moins pénible possible pour l'animal.


Malgré la désignation d'un responsable pour veiller au respect de ces règles, les associations déplorent le fait que leur revendication concernant l'installation de caméra de surveillance dans les lieux d'abattage ait été rejetée.

Certaines pratiques jugées barbares devront cesser

La loi ne concerne pas uniquement les industriels. Les éleveurs opérant à une échelle inférieure sont également invités à mettre fin à certaines maltraitances, à commencer par le broyage de poussins.

Concernant la castration des porcs, soit l'éleveur décide de ne pas le faire, soit il le fait, mais après avoir administré un produit anesthésiant – autorisé par la loi - à la bête.

Cependant, s'il estime ne pas être financièrement en mesure d'assumer cette précaution, il ne pourra pas non plus compter sur une assurance santé pour animaux pour prendre en charge cette dépense supplémentaire. En effet, ce type de couverture est généralement réservé aux animaux de compagnie.

La nouvelle loi stipule également que « le trajet vers l'abattoir ne doit pas excéder 8 heures pour les bovins et 4 heures pour la volaille ».

Et dans l'idéal, ces animaux devraient être abattus dans des abattoirs « dernier cri », comme celui de la Corrèze ou de la Haute-Vienne.