Les commerçants font jouer leur assurance pour compenser leurs pertes

Il a été signalé à la FFA qu'une grande partie des commerçants bénéficient d'une couverture pour la prise en charge des dommages qui ont été directement causés par les émeutiers. Cependant, le temps de réaliser les travaux de restauration, les magasins doivent rester fermés si bien que des baisses de marges en découlent.

Pour pallier ce problème, les assurances proposent des options additionnelles désignées sous le terme de « pertes d'exploitation ». Selon une information transmise à la FFA, la majorité des grandes enseignes ont choisi cette option contre seulement 1 petit commerce sur 2.

Or, selon la Confédération des commerçants de France, ce sont les plus petites entreprises qui connaissent le plus de baisse de chiffre d'affaires, avec des pertes allant de 40 à 70 %.


Les commerçants ont essuyé d'importantes pertes

Alors que 2018 a été une année assez mauvaise pour les commerçants, les récentes manifestations des Gilets jaunes ont aggravé la situation. Rien que pour le chiffre d'affaires, les pertes se comptent en effet en milliards d'euros. Ceux qui ont souscrit des options spécifiques peuvent heureusement les faire jouer.

La garantie « émeutes et mouvement populaires » est celle qui s'applique pour tout ce qui est relatif à la casse. Bien que facultative, elle est très répandue.

En effet, 90 à 95 % ont inclus cette option dans leur contrat. Celle-ci peut couvrir ou non les marchandises volées. Sinon, il est aussi possible pour le commerçant de faire appel à la garantie « vol » spécifique s'il a souscrit une telle option.

Des options complémentaires qui s'avèrent incontournables

Souvent proposée dans une assurance multirisque professionnelle, l'option « pertes d'exploitation » convient particulièrement aux commerçants étant donné qu'elle permet de garantir la pérennité de leur entreprise. Le président de la commission Dommages aux biens de l'AMRAE, Michel Josset, indique :

L'assureur couvrira la marge non réalisée à cause de la fermeture du magasin.

Cette option permet de pallier la perte de revenus occasionnée par la fermeture du fait de la remise en état des locaux. Le commerçant recevra en effet un dédommagement du chiffre d'affaires qu'il aurait normalement dû réaliser. Michel Josset souligne :

L'assureur applique une franchise, équivalent, généralement à trois jours de perte d'exploitation.

Il existe par ailleurs d'autres situations dans lesquelles les commerçants sont indirectement victimes des manifestations. C'est notamment le cas lorsque les clients n'ont pas pu accéder à leur magasin. Grâce à la garantie nommée « impossibilité d'accès », ils pourront récupérer une partie de leur marge. Les conditions sont cependant restrictives. Michel Josset explique :

Il faut généralement que le quartier soit bouclé dans un rayon de quelques centaines de mètres pour pouvoir activer cette garantie.