Les transports sanitaires sont concernés par une réforme déplaisante
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Les transports sanitaires sont concernés par une réforme déplaisante

Les réformes portant sur la santé sont bien nombreuses. Celle qui concerne les transports sanitaires avantage principalement la Sécurité Sociale. Par contre, plusieurs autres acteurs sont pénalisés par ce changement, censé améliorer la situation. En effet, la nouvelle loi n’est pas appréciée par les établissements de santé. Mais pas que.

Les transports sanitaires sont concernés par une réforme déplaisante

Un article de la loi de financement de la Sécurité sociale rapporte que les charges liées aux transports sanitaires ne sont plus remboursées. Conséquemment, les hôpitaux ainsi que les autres professionnels qui y participent en payent les conséquences.

Dans le but de montrer leur mécontentement, mais surtout de rectifier les choses, les proches des employés dans le domaine ripostent. Reste à espérer que leur acte sera fructueux. À voir les conséquences engendrées par cette nouvelle réglementation, quelques points doivent, effectivement, changer.

Comme les praticiens, les familles des patients ne sont pas non plus ravies par cette nouvelle. D'autant que le coût du transport sanitaire n'est pas donné à tout le monde.


Les prix à payer

Les conséquences du dispositif visant à supprimer le remboursement des transports touchent principalement les établissements sanitaires. En effet, c'est à eux de supporter toutes les dépenses liées au déplacement des patients. Certes, un budget s'élevant à 180 000 euros est alloué par le gouvernement. Mais le coût réel dépasse largement cette subvention.

Si l'on parle de l'hôpital de Vichy, les impacts financiers avoisinent les 300 000 euros, presque le double de l'aide perçue. Toutefois, la situation actuelle privilégie les prestataires qui ont un lien direct avec l'État. Seulement, cela sanctionne grandement le marché du transport.

Actuellement, ceux qui exercent ce travail sont inquiets pour leur avenir. Suite à l'exécution de l'article 80, les demandes sont extrêmement limitées. La raison est que les hôpitaux ne peuvent plus se permettre de faire déplacer les patients en capacité réduite. Alors qu'autrefois, ces derniers ont profité d'une sortie thérapeutique toutes les fins de semaine.

Les frais de transfert mis à part, ceux rattachés aux prises en charge pendant le temps où les malades restent au sein de l'établissement pèsent beaucoup sur le budget de l'organisme. Le point délicat est qu'il faut choisir entre le coût du déplacement ou celui du séjour continu. Un grand dilemme.


Le ressenti des patients et de leur famille

Comme expliqué précédemment, le droit de sortie des patients handicapés est quasiment supprimé. Et malgré la souscription à une mutuelle familiale, leurs familles ne prennent pas à bon cœur le fait de réduire le moment passé avec eux.

La présidente de l'association Les P'tits loukoums, connue sous le nom de Cécile Anger est de cet avis :

« Certaines familles ne voient plus leurs enfants handicapés le week-end. Tout simplement parce que les établissements de santé où ils sont pris en charge la semaine ne qualifient pas leur sortie de “thérapeutique", mais de “sortie de confort”. La première est prise en charge, l'autre non ».

Il est vrai que certains foyers ont la capacité de payer les prix y afférents, mais ce n'est pas le cas pour tout le monde. En fait, ce n'est même pas valable pour la majorité.

Lors de la réunion entre les établissements de santé et les personnes concernées par la réforme, Pierre Zilber, qui est un professionnel de la mutuelle santé, confirme la disparité entre les pouvoirs d'achat des bénéficiaires de prises en charge :

« Il y a ceux qui peuvent payer et ceux que ne peuvent pas. C'est la discrimination par l'argent. Ce dispositif accentue le renoncement aux soins ».

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