Un communiqué faisant état de l'évolution de la situation est envoyé chaque soir par la mairie de Marseille à la suite du drame de la rue d'Aubagne en novembre dernier. En dépit de cela, les sinistrés et les proches des victimes dénoncent le manque d'informations. Ils se plaignent également du défaut de prise en charge pourtant prévue dans un rapport de la municipalité.

Certaines familles n'ont en effet pas toujours obtenu le remboursement des dépenses liées aux funérailles. Alors qu'une délibération devait être votée le 10 décembre dernier, le conseil municipal a été ajourné. Pour l'heure, aucune nouvelle date n'a été communiquée.


Décalage entre les engagements et les réalisations

Huit personnes ont perdu la vie dans l'écroulement d'immeubles à Marseille en novembre dernier. Depuis plus d'un mois, la mairie de la ville envoie un communiqué pour faire le point sur la situation après la catastrophe.

Le nombre d'immeubles et de personnes évacuées, le nombre de personnes relogées, de repas fournis, etc., sont autant d'informations communiquées par la municipalité pour démontrer sa mobilisation.

Cependant, le collectif du 5 novembre ne cesse d'accueillir des sinistrés déboussolés. Une situation qui traduit un décalage ainsi qu'un manque d'informations.

Le remboursement des frais d'obsèques fait également partie des autres dispositions prévues par la mairie. Certaines familles dénoncent toutefois un défaut de prise en charge. Une proche d'une victime a notamment déclaré :

Nous n'avons toujours pas été remboursés. Tout le monde se renvoie la balle.

Inquiétude des sinistrés à l'approche des fêtes

En parlant de remboursement, il convient également de s'intéresser à l'indemnisation versée par les assureurs. Il faut savoir que la garantie effondrement prévue dans un contrat d'assurance habitation est acquise pour les immeubles. Son activation n'est cependant pas systématique car elle dépend des résultats d'expertise.

Un immeuble s'est par exemple vu priver d'assurance contre les risques d'effondrement par Groupama après des rapports d'experts.


Pour les sinistrés, le défaut de prise en charge concrétise un sentiment d'abandon. Un membre du collectif du 5 novembre souligne l'inquiétude des sinistrés :

La mairie parle d'un guichet unique, qui n'en est pas un. Les sinistrés doivent réexpliquer leur histoire à chaque professionnel qu'ils rencontrent dans ce lieu. Ils n'ont pas de justificatifs de sinistre et ils courent après les tickets de restauration. Ils ne savent pas jusqu'à quand ils seront à l'hôtel. Les gens sont de plus en plus inquiets, alors que Noël approche.

Accompagnés du collectif du 5 novembre, les sinistrés se mobilisent pour se faire entendre des autorités.