Quels changements dans l’automobile en 2019 ?

En 2019, il y aura finalement moins de changements par rapport à ce qui a été prévu. Le gouvernement a en effet reculé sur quelques points, en particulier sur l'augmentation des taxes sur les carburants en raison du mouvement des gilets jaunes. S'ils bénéficient d'un répit sur ce point, les automobilistes devront faire face à des mesures plus strictes l'année prochaine.

L'identification des véhicules qui ne sont pas couverts par une assurance sera par exemple renforcée grâce à la mise en place d'un nouveau FVA. 2019 signe également la fin de l'exonération de malus pour les pick-up. Seuls les modèles utilitaires dotés d'une simple cabine demeureront épargnés.


Certaines mesures sont incertaines

La révision des prix des péages a généralement lieu le 1er février et les prévisions de hausse sont connues plusieurs mois à l'avance. Tel n'est cependant pas le cas cette année en raison de l'annulation de la réunion du Comité des Usagers du réseau routier. Ceci étant, compte tenu de l'inflation et des 2 compensations approuvées par l'État (l'une consistant au rattrapage du gel des tarifs datant de 2015 et l'autre liée à un plan de travaux), une forte hausse semble se profiler pour 2019.

L'alourdissement des sanctions en cas d'utilisation du portable au volant ainsi que la suspension du permis en cas de coïncidence de cette infraction avec une autre ont été évoqués pendant le CISR qui s'est tenu début 2018. Leur mise en place est donc attendue pour 2019 même si aucune date précise n'a encore été fixée.

Le contrôle technique plus strict pour les véhicules diesel est également une autre mesure incertaine. Prévue le 1er janvier 2019, son entrée en vigueur a été finalement suspendue. La mesure pourrait être appliquée à partir du 1er juillet ou abandonnée.

La prime à la conversion est revue à la hausse

À partir du 1er juillet 2019, les véhicules les plus polluants seront bannis en Île-de-France. Pour pouvoir continuer à circuler, les automobilistes devront donc changer de voiture. Pour couvrir leur nouveau véhicule, ils devront par ailleurs souscrire une assurance. Dans ce cas, recourir à un comparatif assurance peut grandement aider à trouver la couverture adéquate au meilleur prix.


D'ailleurs, pour encourager la migration vers les véhicules moins polluants, le gouvernement a décidé d'augmenter la prime à la conversion. Une aide de 2 500 euros sera ainsi versée pour l'achat neuf d'un hybride rechargeable en 2019 contre 1 000 euros en 2018. Pour les modèles d'occasion, la prime n'a pas encore été fixée mais elle pourrait également être de 2 500 euros. Le gouvernement se montre davantage généreux envers les foyers non imposables avec une prime à la casse pouvant aller jusqu'à 5 000 euros.

Abaissement du seuil du malus écologique

Pour 2019, le seuil de déclenchement du malus écologique sera abaissé à 117g CO2/km. À partir de 123g CO2/km cependant, le montant de la taxe s'envolera en raison de ce nouveau barème. L'État s'adapte ainsi à la nouvelle homologation WLTP.

L'application de cette dernière ne devrait pas encore être effectuée pour janvier 2019. Les automobilistes disposeraient ainsi d'une période de transition durant laquelle les malus seraient moins importants par rapport à la fin de cette année. En revanche, ils augmenteront dès que le WLTP entrera en vigueur.

L'indemnité kilométrique est un autre point qui fera l'objet d'une réévaluation pour 2019. Cette mesure vise essentiellement les propriétaires de petites cylindrées, notamment les salariés déduisant des frais réels durant la déclaration de revenus. Il s'agirait de + 5 % pour les véhicules de 4 CV et de +10 % pour les 3 CV ou moins.


Du nouveau pour les jeunes conducteurs

À partir du 1er janvier 2019, les personnes qui viennent d'obtenir leur permis de conduire pourront s'inscrire à une formation complémentaire au sein d'une auto-école certifiée par l'État. Celle-ci permettra de réduire le délai probatoire de manière considérable (3 à 2 ans pour les permis traditionnels et 2 à 1 an et demi pour les permis en conduite supervisée).

Il faut savoir que la formation post-permis devra obligatoirement être suivie entre le sixième et le douzième mois après la délivrance du permis. La Sécurité routière espère ainsi lutter contre le phénomène de « surconfiance » qui s'établit chez les novices au cours de la première année de conduite.