Les enfants de demain pourraient souffrir moins d’allergies grâce au fromage

Eczéma, asthme, rhinite, conjonctivite allergique et intolérance alimentaire… autant dire que l'allergie ne manque pas d'idée pour se manifester. Pourtant, de plus en plus d'individus en font l'expérience chaque année et leur nombre ne cesse de s'accroitre. D'après l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), son taux de prévalence a même un niveau inquiétant cette année.

C'est dans l'optique de limiter la prolifération de cette maladie que le CHU de Besançon et l'Institut national de la Recherche agronomique (Inra) ont orienté leur recherche. Il en est ressorti que les fromages pourraient bien contribuer à la lutte contre cette affection. À condition bien sûr que l'on en mange dès son plus jeune âge.


Les allergies gagnent du terrain

Pas très dangereuses et plutôt faciles à guérir, les allergies ont, depuis toujours, passé presque inaperçues. Enfin jusqu'à très récemment où l'Institut national de la santé et de la recherche médicale a publié des chiffres quelque peu inquiétants. En effet, l'INSERM affirme que ces pathologies touchent actuellement près de 25 à 30% de la population française. Dans les détails :

  • 15 à 20% pour l'eczéma;
  • 7 à 10% pour la rhinite;
  • 15 à 20% pour la conjonctivite allergique;
  • 2% des adultes et 5% des enfants pour les intolérances alimentaires.

Autant dire que ce type de maladie gagne de plus en plus de terrain. Et d'après l'Institut national de la Recherche agronomique, deux raisons principales en seraient la cause. Entre autres :

  • L'amélioration du niveau d'hygiène;
  • La diminution des maladies infectieuses et des contacts microbiens dans la petite enfance.

Les fromages viennent à la rescousse

Pour les ménages, en faisant face à une allergie, le premier réflexe est d'ingurgiter des médicaments ou de consulter un médecin. Ils sont même prêts à souscrire à une mutuelle familiale pour que cette dernière prenne en charge les dépenses qui en sont liées. Mais avec la récente découverte du CHU de Besançon et l'Inra, les choses pourront changer, car les fromages sont venus à la rescousse.

En effet, en concentrant ses études sur les données alimentaires de près de 1 000 enfants âgés de moins de 6 ans, ces organismes sont parvenus à la conclusion que les risques allergiques peuvent être réduits, grâce à la consommation de ce produit laitier. Ce qui s'est d'ailleurs fortement manifesté auprès des sujets ayant consommé une grande quantité dès leur plus jeune âge (entre 12 et 18 mois).

Après, il ne reste plus qu'à déterminer si ses effets sont liés à la fréquence de consommation ou bien à la diversité des fromages. Quoi qu'il en soit, les chercheurs espèrent en trouver les réponses en analysant de près la flore intestinale des consommateurs.