La ministre de la Santé et de la Solidarité entend limiter l’effet d’aubaine du projet reste à charge zéro
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La ministre de la Santé et de la Solidarité entend limiter l’effet d’aubaine du projet reste à charge zéro

L’adoption du projet de reste à charge zéro pour les prothèses auditives, de vue et dentaires, a été une bonne nouvelle pour de nombreuses personnes. Mais si les patients peuvent se réjouir de l’allègement de leurs frais médicaux, les différents professionnels de la santé ainsi que les fabricants de prothèses, les groupes de prévoyance, les mutuelles et les assurances, ont profité de l’occasion pour programmer une hausse de leurs tarifs.

La ministre de la Santé et de la Solidarité entend limiter l’effet d’aubaine du projet reste à charge zéro

Réforme financée essentiellement par la Sécurité sociale

Selon les statistiques

« 3 Français sur 10 préfèrent faire l'impasse sur les consultations médicales relatives aux soucis auditifs, oculaires ou bucco-dentaires ».

Les prix des prestations et des équipements sont souvent hors de leur portée.

Afin de permettre à tous de bénéficier de soins adaptés, le ministère de la Santé a mis sur pied le projet reste à charge zéro pour les prothèses auditives, de vue et dentaires.

Le coût de ce projet s'élève à environ 1 milliard d'euros et les deux tiers seront supportés par la Sécurité sociale.

Le solde sera payé par les mutuelles et les organismes de complémentaire santé. Cependant, aucune augmentation spécifique des tarifs et des cotisations des assurés n'est autorisée, mis à part les hausses annuelles traditionnelles.


Par ailleurs, pour éviter d'alourdir brusquement les dépenses des complémentaires santé, l'État a décidé de lisser les surcoûts sur trois ans. Les effets sur les finances de ces institutions seront de ce fait quasi imperceptibles sur la première année, et seront progressifs pour être pleinement absorbés vers 2021.

Mise en garde contre les abus

Loin d'être un long fleuve tranquille, la réforme a provoqué dans l'industrie des complémentaires santé — qui regroupe plusieurs centaines d'organismes —, un effet d'aubaine.

Quelques mutuelles ont en effet procédé à une révision à la hausse de leurs tarifs pour 2019.

Cette manœuvre est notamment mal accueillie par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, qui met en garde les acteurs concernés contre toute tentative d'abus.

Par ailleurs, il convient de souligner que par rapport aux cotisations que les complémentaires santé perçoivent tous les ans, estimées à 54 milliards d'euros, le coût de cette réforme triennale demeure faible.

Elle ne devrait pas dépasser les 250 millions d'euros.

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