Le pilote d’un drone doit être couvert par une formule d’assurance

Actuellement, manipuler un drone est devenu une pratique courante qui peut servir de divertissement. Mais les risques auxquels le pilote s'expose sont loin d'être négligeables.

Les drones peuvent tomber en panne à tout moment et atterrir sur la tête d'une personne. Il peut également arriver que l'usager en perde le contrôle et que la machine brise les vitres d'une fenêtre d'une maison.

Le propriétaire du drone a tout intérêt à détenir une assurance, afin de prévenir les dégâts causés de manière involontaire. Heureusement pour les assurés, certaines polices d'assurance habitation couvrent les éventuels sinistres, au titre de la responsabilité civile notamment.


Compter sur la garantie de base de l'assurance multirisque habitation

D'après la Fédération française de l'assurance (FFA), il est conseillé de vérifier le contenu du contrat d'assurance habitation avant de prendre le contrôle d'un drone. Selon elle, les couvertures multirisques prennent généralement en charge les sinistres causés aux tiers du fait de la pratique du modélisme aérien, grâce à la garantie de base.

La compagnie d'assurance procède également au dédommagement à la place de l'assuré, lorsque la responsabilité d'une personne qui habite chez lui de façon permanente est engagée.

Cela dit, le propriétaire du drone doit recommander la souscription d'une garantie au tiers à l'individu à qui il souhaite confier l'aéronef, quand il n'est couvert par aucun contrat. Telle est l'explication avancée par l'organisme représentatif des assureurs et des mutuelles. Ce conseil vaut notamment pour les personnes qui résident dans un quartier particulièrement peuplé ou fréquenté.

Adapter le contrat ou souscrire une nouvelle formule en cas d'exclusion de garantie ?

Il arrive que l'aéromodélisme soit exclu du champ de couverture des sinistres. Par ailleurs, le contrat d'assurance responsabilité civile ne couvre pas non plus les dégâts lorsque la catégorie de drone piloté ne correspond pas à celle qui est mentionnée dans le contrat.

Dans ce cas, la fédération qui rassemble les sociétés d'assurance mentionne que l'assureur en question a la possibilité d'adapter la formule de base dont bénéficie l'assuré.

Mais la compagnie d'assurance peut aussi suggérer de signer un nouveau contrat, spécialement édité dans le cadre du télépilotage. Ainsi, la garantie qui en découle permet de réparer les dommages constatés sur l'aéromodèle, en cas de collision ou de fausse manipulation. Selon ses besoins, le pilote du drone peut étendre sa protection en élargissant les options.