Nouveau décret concernant l’Assurance maladie : les mutuelles vont devoir mettre la main à la poche

Le décret n'apporte pas que de mauvaises nouvelles

Interrogés sur la raison d'être de cette mesure, les responsables étatiques ont répondu qu'

il s'agissait de se mettre en conformité avec une autre disposition, plus ancienne (datant de 2011).

Pour rappel, cette dernière avait pour objet de ramener le seuil de la participation forfaitaire à 120 euros au lieu de 91 euros.

Quoi qu'il en soit, le décret apporte également de bonnes nouvelles. En effet, si l'Assurance maladie réduit de 6 euros sa part dans les actes coûteux, elle remboursera intégralement certaines prestations, telles que :

- les examens de santé obligatoires des enfants de moins de 6 ans ; - les consultations pour la prévention du cancer du sein et du col de l'utérus ; - les honoraires des pharmaciens pour les médicaments rares et onéreux.

La contribution de l'Assurance maladie baisse, celles des complémentaires santé vont augmenter

Pour rappel, le décret a été officiellement adopté le 28 décembre dernier et est entré en vigueur depuis le début de cette année.


Les mutuelles devraient être ses premières « victimes » puisqu'elles auront à compenser le montant non remboursé par l'Assurance maladie.

Selon les calculs effectués par les professionnels du secteur, « cette réforme coûterait environ 40 millions d'euros aux organismes de complémentaire santé ».

Avec cette baisse de la contribution de l'Assurance maladie, la souscription à une mutuelle santé prouve ici encore sa nécessité.

Et pour encourager cette démarche, le gouvernement continue de fournir l'ACS, une subvention accordée aux ménages les plus modestes destinée à l'inscription au sein d'une complémentaire santé.

Mais là encore, il est étonnant de constater que, faute d'informations, de nombreux Français y renoncent.