Pas de hausse des tarifs pour les complémentaires santé en 2019

Les tarifs des mutuelles vont être sous surveillance

La réforme du reste à charge zéro a fait des vagues au sein de la Mutualité. Mais la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a insisté sur le fait que les montants concernés par la mesure

« Représentent seulement 0,14 % du volume d'affaires des professionnels des complémentaires santé et ne peuvent en aucun cas impacter les tarifs ».

Et afin d'assurer la transparence sur l'évolution des prix des mutuelles, le gouvernement va mettre en place un Observatoire des prix.

Reste à espérer que les fédérations des assureurs, des institutions de prévoyance et des mutuelles respecteront leurs engagements et qu'ils n'appliqueront pas la hausse envisagée au début des négociations avec l'État.


En effet, un spécialiste du secteur prévoit une majoration de 1,6 % à 8,9 % (selon le type de contrat souscrit par l'assuré) des cotisations d'ici 2021.

La Mutualité française a tenu tout de même à prouver sa bonne foi en demandant l'accélération de la réforme. Elle propose ainsi que la mesure soit appliquée dès cette année, mais pas de manière progressive sur trois ans.

Certains acteurs du secteur, à l'instar de Maurice Ronat, président de l'Aésio, souhaitent même

« Des mesures plus fortes et plus rapides pouvant profiter à un grand nombre d'adhérents ».

La promesse de campagne d'Emmanuel Macron sera tenue

L'issue des rencontres a ainsi dissipé les craintes des assurés et des consommateurs relatives à cette réforme.

Acculée dans ses derniers retranchements et accusée par la ministre de la Santé de manœuvrer « un sabotage politique », la Mutualité a renoncé à réviser ses tarifs et s'apprête à assumer le surcoût.

Finalement, Emmanuel Macron a pu honorer sa promesse énoncée lors de la campagne présidentielle : celui de faire bénéficier aux Français le remboursement intégral de certains soins dentaires, optiques et auditifs.