En 2019, des hausses pouvant aller jusqu'à 34 % sont prévues pour les primes des complémentaires santé. Ces dernières risquent en effet de répercuter sur leurs tarifs de nouvelles dépenses telles que l'augmentation du forfait hospitalier. Appliqué depuis le début de cette année, le « RAC zéro » devrait également avoir un impact sur les cotisations même si les mutuelles se sont engagées à ne pas pratiquer de hausse.

Rien de bien surprenant en définitive étant donné que ces augmentations perpétuent celles qui ont déjà été opérées auparavant. En effet, en 10 ans, les cotisations relatives à la mutuelle santé ont connu une hausse de près de 50 %.


L'UFC-Que Choisir dénonce les hausses prévues pour 2019

Fin décembre dernier, l'UFC-Que Choisir avait déclaré que les cotisations à l'assurance santé des Français ne manqueraient pas d'augmenter en 2019. L'association avait estimé une hausse moyenne de 4 %, même si elle avait souligné que l'inflation pourrait dépasser les 20 % pour certains contrats.

Elle avait aussi précisé que ces augmentations allaient spécialement pénaliser les particuliers non-salariés ne bénéficiant pas d'une couverture collective (étudiants, indépendants, etc.).

L'association avait alors lancé un appel au gouvernement pour qu'il agisse afin d'inverser la tendance. Des mesures pour préserver le pouvoir d'achat des consommateurs avaient notamment été revendiquées. L'UFC-Que Choisir avait en outre réclamé l'extension de la résiliation de contrat à tout moment et sans frais, une meilleure transparence sur les frais de gestion ainsi que l'encadrement de la lisibilité et de la comparabilité des offres par la réglementation.

Les mutuelles avancent des motifs pour justifier les hausses

Le responsable des études à l'UFC-Que choisir, Mathieu Escot, observe que les hausses concernent déjà de nombreuses complémentaires. Elles varient entre 5 et 9 % en moyenne. Sur certains contrats cependant, les augmentations peuvent aller jusqu'à 34 %. Il est difficile de les définir exactement étant donné qu'elles peuvent s'appliquer sur des contrats déficitaires qui ont été réévalués. Recourir à un comparatif mutuelle peut aider à connaître le niveau d'inflation appliqué par chaque complémentaire.


Certaines mutuelles évoquent le rééquilibrage du contrat ainsi que la réforme sur les soins optiques, dentaires et auditifs pour justifier les hausses. Le porte-parole de France Assos Santé, Marianick Lambert, fait remarquer que les mutuelles et fédérations d'assurances avaient pourtant promis de ne pas augmenter leurs prix sous prétexte de la réforme « 100 % santé ». Elle ajoute :

Il n'y a aucune raison que les mutuelles et assureurs augmentent leurs tarifs en prétextant l'impact de la réforme car il n'y aura quasiment aucune incidence avant 2020.