L’assurance va connaître des hauts et des bas au cours de 2019

Le gouvernement et les assureurs contribuent, non par contrecoup, à la transformation de l'assurance. Le secteur se verra plus versatile compte tenu des décisions en suspens qui regorgent de partout. Mais en parallèle, un grand nombre de dispositions sont déjà en vigueur à l'heure où on écrit. Et d'autres verront certainement le jour au cours des mois à venir.

La matière assurance de personnes se démarque des autres grâce à son programme bien rembourré. Ce dernier met en évidence, de différentes manières, les points sur la retraite, la santé et la dépendance. En prime, d'autres domaines vont être discutés. Également, la grande filière est actuellement concernée par une révision partielle de sa structure, singulièrement, par le biais d'une fusion ou d'une acquisition.

Des réglementations de plus en plus bouleversantes

Sur le plan réglementaire, le chaos s'installe. Bien que bouleversés, les acteurs se doivent de s'adapter à ces changements. Ces derniers ne passent pas inaperçus au niveau de la retraite. Cinq principaux axes ont été modifiés à partir du 1er janvier.

En premier lieu, l'Association générale des institutions de retraite des cadres (AGIRC) ne fait plus qu'un avec l'Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés (ARRCO). Cette fusion outre la retraite complémentaire demande aux entreprises de redéfinir certains contenus de leur régime.

En sus, les plans d'épargne seront soumis au projet de loi Pacte d'ici au printemps. En même temps, certains placements tels que les fonds eurocroissance vont être privilégiés. Et le produit de retraite paneuropéen (PEPP) fera son retour une fois les élections européennes bouclées. Si la plupart des domaines sont chamboulés par l'environnement externe, les retraites du quinquennat sont restées de marbre avec son programme solide.

Au niveau de la santé, le changement le plus notable concerne la mise en vigueur du 100% Santé prévue pour janvier 2020. À cela s'ajoute la fusion entre l'Aide à la complémentaire santé (ACS) et la Couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C). Ces deux restructurations mènent à la modification des garanties et des tarifs.

Pour la part de l'assurance auto, elle est sujette à une augmentation de sa participation au Fonds de garantie des assurances obligatoires (FGAO), et ce, malgré la flambée continuelle du coût des dommages corporels. De surcroît, le projet de loi d'orientation des mobilités (LOM) aura beaucoup de choses à dire, entre autres, concernant les nouveaux engins de déplacement personnel.

L'assurance dépendance n'est pas exclue par cette série de chocs réglementaires. Face à la perte d'autonomie évidente, l'exécutif promet de prendre les choses en main. De même, les restes à charge donneront peut-être une lueur d'espoir aux maisons de retraite.

À l'heure actuelle, l'élection d'un nouveau président est d'actualité auprès de la Fédération française de l'assurance (FFA). Cette nouvelle fait autant d'écho que le lancement des Opérateurs de compétences (OPCO) au prix des Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA).

Les réformes sont au cœur du secteur

Les réformes s'appliquent aussi bien aux assureurs qu'au courtier assurance. Sans oublier que l'État s'implique dans cette cause. Pour preuve, le pouvoir exécutif annonce l'exécution d'une réforme portant sur le régime des catastrophes naturelles avant l'été 2019. Mais pour cela, la contribution de la FFA est sollicitée, voire inévitable.

Le métier du courtage, par contre, va être beaucoup plus cadré par les diverses régulations. Pour cela, quelques délégations de service public vont être instaurées dans le but de faire régner les bonnes pratiques, que ce soit au sujet des conditions d'accès que pour la formation professionnelle.

Le reste de la filière, notamment, les fournisseurs d'un produit d'assurance, est affecté par l'obligation de formation imposée par la Directive sur la distribution d'assurances (DDA). Le volet est composé de 15 heures de formation continue par an.

Si le gouvernement manifeste sa ferveur face à ces réformes, il est un brin trahi par une partie de l'Administration. À ce sujet, le ministère de la Justice semble oublier les actions relatives à la responsabilité civile. Reste à espérer que cela va changer pour cette année.