Toulouse réinstaure l’aide à l’achat d’un vélo électrique

Toulouse Métropole réintroduira la prime à l'achat de vélo électrique. Annoncée le 10 janvier dernier, la nouvelle aide permettra de financer jusqu'à 25 % du prix d'achat des véhicules les moins coûteux. Elle sera par ailleurs plafonnée à 200 euros. La délibération permettant de créer cette subvention sera bientôt soumise aux élus métropolitains.

Les exigences liées au plan climat et les projets de végétalisation de la métropole ont favorisé le retour de l'aide à l'achat d'un deux-roues électrique. Celle-ci relancera l'attrait et la pratique de ce type de véhicule. Une association souhaite néanmoins que le versement de cette prime soit conditionné par la bonne conduite des cyclistes.


Le point de vue sur l'aide à l'achat d'un vélo électrique a évolué

La prime prévue par Toulouse Métropole avait déjà été octroyée de 2012 à 2014 pour encourager l'alternative à la voiture. Au cours de cette période test pour ce bonus écologique, 365 000 euros avaient été versés à près de 1 500 cyclistes.

La nouvelle équipe de la municipalité a cependant décidé de mettre fin à l'expérimentation, avançant qu'une collectivité n'avait pas à financer éternellement un produit commercial.

La réinstauration de la prime est la preuve de l'évolution de ce point de vue. Il faut savoir que l'État a aussi apporté son aide aux territoires disposant de leur propre aide depuis 2018. Le cumul des 2 primes ne doit toutefois pas excéder 200 euros.

Les Toulousains ne pourront donc profiter que d'une seule aide. L'association « 60 millions de Piétons 31 » s'inquiète pourtant des conséquences de la multiplication des vélos électriques dans les rues de la ville. Son président, Richard Mébaoudj, explique :

« Nous demandons que la métropole conditionne le versement de cette prime à la signature d'une charte de très bonne conduite par les cyclistes ».

Quelles sont les revendications de « 60 millions de Piétons 31 » ?

D'après l'association, la signature d'une charte est une mesure minimale à l'heure où le contexte juridique ne rend obligatoire ni le port du casque ni le choix d'une garantie responsabilité civile lors de la souscription d'une assurance vélo.


Ainsi, elle demande à ce que les bénéficiaires de la prime s'engagent à se conformer exactement au Code de la route, en particulier à l'interdiction de circuler sur les trottoirs. Elle exige aussi qu'ils évitent de débrider leur vélo électrique pour atteindre 45 km/h, une vitesse qui a déjà été observée et qui donne lieu à de multiples dangers.

L'association souhaite par ailleurs lutter contre le stationnement désordonné des vélos électriques pour assurer une bonne cohabitation avec les piétons. Richard Mébaoudj observe :

« C'est un stress permanent et quotidien pour les piétons et un empêchement de circuler pour beaucoup de personnes handicapées. Les cyclistes doivent s'engager à ne pas rouler trop vite sur les zones de partage et à toujours respecter la priorité des piétons. Nous ne voulons pas que l'argent public subventionne des chauffards, mais qu'il contribue plutôt à la réduction de la circulation et de la pollution automobiles en permettant à toutes et à tous de circuler dans une ville accessible et harmonieuse ».