La croissance du parc automobile n’avantage pas le marché de la carrosserie

Le Conseil national des professions de l'automobile (CNPA), en collaboration avec TCG Conseil a émis des projections pour le secteur. À priori, une dégradation de l'activité se fera d'ici 2025. En effet, la baisse sur le volet sinistralité est estimée à hauteur de 12%.

Si tel est le verdict pour l'ensemble du marché, tous les services vont connaître une régression dont la valeur varie d'un point à un autre. La technologie occupant de plus en plus de place au sein de la construction des voitures fait que les coûts des révisions y afférentes progressent à grande vitesse.

Outre les questions de prix, les dispositifs utilisés au niveau du secteur sont également sujets à des changements. Ainsi, de nouveaux systèmes vont être favorisés dans le but de réduire les risques d'accident.


Les entrées en carrosserie pénalisées à 12% de recul

Depuis 2010 jusqu'en 2016, la sinistralité automobile a montré une baisse de 15 points. Alors que le parc augmente progressivement. Toutefois, les nouveaux engins qui font leur entrée sont plus innovants, de ce fait, plus complexes. C'est pour cette raison que le taux représentant les véhicules économiquement irréparables (VEI) a monté de 15,5% si cela a été de 13% en 2016.

Malgré la mise en place du système d'aide à la conduite communément appelé Advanced driver-assistance systems (Adas) qui a permis une modération des gros chocs, les entrées en carrosserie diminueront tout de même de 12% en 2025. Alors que la fréquence de survenance de ces accidents importants est passée de 31% à 21%.

Ainsi, les diverses réparations seront uniquement de 3,8 millions d'euros en 2025, contre 4,5 millions d'euros en 2016. Outre les services de base, TCG Conseil a également annoncé le même sort pour la garantie bris de glace. Pour la même période, une diminution de 6% sera inévitable.

Les efforts à mener

L'efficacité des aides à la conduite impacte grandement le marché de la carrosserie. D'une part, les volumes d'activités diminuent au fur et à mesure que de nouveaux dispositifs de sécurité font leur preuve. Par conséquent, les autres métiers tels que le courtier d'assurance auto se verront probablement aussi en baisse. Et d'autre part, les prix appliqués par les réparateurs sont influencés par l'évolution du secteur automobile.


L'étude de TCG Conseil évoque la valorisation de nouvelles pratiques qui réduira considérablement le taux d'accidents. À Thomas Chieux d'indiquer :

« Lorsque 100 % du parc sera équipé avec le freinage automatique d'urgence, la baisse des accidents sera de 45 % ».

Face aux innovations technologiques telles, le freinage automatique d'urgence, les coûts de réparation seront concernés par une hausse de 6%. Des voitures plus avancées requièrent des services au top, d'où la nécessité d'élargir les horizons. À côté, le bris de glace ne passe pas inaperçu avec une augmentation de 35%.