2 000, c'est le nombre de Gilets Jaunes qui ont subi des dommages corporels depuis que leur mouvement a commencé. Et il faut dire que pour certains, les blessures sont loin d'être superficielles avec des membres arrachés, des yeux éborgnés ou encore des mâchoires disloqués. Tout cela, pour dire que ces derniers, le montant des dépenses en matière de soins ont été faramineuses.

Pourtant, force est de constater que ces manifestants, du moins la plupart, n'ont pas bénéficié d'une prise en charge. D'après les établissements d'assurance, cette situation s'explique par le fait qu'aucune garantie ne couvre ce type de sinistre. Enfin, pour ceux qui ne sont pas souscrits à une couverture spécifique.


Les manifestations illégales sont exclues de la liste

Avec un chiffre atteignant la barre de 2 000, le nombre de Gilets Jaunes blessés est certes important. Mais il se trouve que certains d'entre eux n'ont pas été pris en charge par leur complémentaire si d'autres se sont vus refuser leur pension d'invalidité.

En cherchant l'explication auprès des professionnels du domaine, la réponse est plutôt claire si l'on se réfère à certaines clauses qui stipulent que :

« Sont exclus les sinistres résultant de mouvements populaires, d'émeutes ».

À une mutuelle de renom d'ajouter :

« La quasi-totalité des contrats de prévoyance français exclut des garanties les blessures causées lors de ces événements ».

Ainsi, le mouvement des Gilets est considéré comme illégal en tenant du fait que la majorité des manifestations n'ont pas été déclarées auprès de la préfecture. Ce qui donne le droit aux assureurs de prendre leur responsabilité.

Certains blessés ont eu gain de cause

Parmi les 2 000 blessés, certains ont eu gain de cause auprès de leur complémentaire santé. Et il faut dire que ces derniers ont été chanceux puisqu'ils ont eu le bon sens de souscrire à une couverture spécifique comme :

  • La garantie des accidents de la vie ; 
  • Le contrat d'assurance individuelle accidents ; 
  • Le contrat d'assurance vie comportant une garantie complémentaire incapacité ou invalidité.

Aussi, certaines victimes non assurées parviennent à obtenir une indemnisation de la part de l'État suite à une requête effectuée auprès du FGTI, le Fonds de garantie des victimes d'actes de terrorisme et d'autres infractions. En effet, cette commission siégeant auprès de chaque tribunal de grande instance peut être saisie face à une telle situation.

Ce qu'a d'ailleurs réalisé un lycéen en 2007 en ayant perdu son œil lors d'une manifestation. Ce dernier aurait obtenu 86 400 euros, grâce à la décision de la cour administrative d'appel de Nantes. Cependant, il faut préciser que les chances de récolter d'aussi bon résultat sont minimes pour ne pas dire, quasi inexistantes.