Un phénomène qui prend de l'ampleur

Les automobilistes qui circulent sans assurance coûtent cher aux fonds de garantie.

En 2018, ces organismes en charge de l'indemnisation des victimes d'accident sans assurance, c'est à dire impliquant des véhicules non assurés ont traité 26 000 dossiers et ont dû débourser 150 millions d'euros à cet effet.

Cette forte hausse des montants d'indemnisation s'explique, d'une part, par le progrès de la médecine. Les prothèses et les soins sont plus performants et par conséquent plus onéreux. Sans oublier l'espérance de vie qui est aussi plus longue.

D'autre part, les fonds de garantie regrettent la multiplication des accidents routiers impliquant des automobilistes non assurés, un phénomène sans doute lié au nombre élevé des voitures qui circulent sans assurance.


Selon les estimations

« Environ 700 000 automobilistes seraient concernés, principalement des jeunes de moins de 35 ans ».

Une aide pour financer l'assurance auto

Outre les cas de délinquance, les automobilistes oublient de contracter une assurance voiture par négligence ou parce qu'ils n'ont pas les moyens pour ce faire, faute de revenus suffisants.

Ainsi, pour éviter que le défaut d'assurance ne prenne davantage d'ampleur, les experts préconisent

« La mise en place d'un dispositif d'aide pour permettre aux automobilistes à faibles revenus de financer leurs contrats d'assurance auto ».

L'idée d'un « chèque assurance auto » est notamment évoquée, dont une partie sera prise en charge par la solidarité nationale.

Stop à la conduite sans assurance

À part cela, les experts appellent au renforcement des contrôles routiers pour dissuader les automobilistes à la conduite sans assurance voiture.

Ils félicitent entre autres l'instauration du Fichier des véhicules assurés ou FVA, un outil mis à la disposition des forces de l'ordre depuis le début de l'année pour faciliter la détection des réfractaires.

Pour mémoire, le Code de la route qualifie la conduite sans assurance de délit, qui est passible d'une amende de 3 750 euros. En cas de facteurs aggravants, l'automobiliste encourt en plus des peines complémentaires.