Les adhérents surpris par la hausse des cotisations des complémentaires santé

Les motifs évoqués par les mutualistes semblent vagues

Questionnées sur ce sujet, les mutuelles ont fourni des motifs variés, et qui restent assez vagues. Elles ont évoqué entre autres :

  • l'augmentation des dépenses de santé ;
  • la constitution d'une provision pour risque (en prévision des remboursements des soins) ;
  • les modifications apportées aux différents forfaits (hospitalisation, acte coûteux…) ;
  • la mise en place d'un « contrat responsable ».

Il s'avère donc que ces organismes ne veulent pas être les seuls à faire des concessions pour assurer la réussite de la réforme du reste à charge zéro.

Ils exigent de ce fait que toutes les parties prenantes coopèrent pleinement avec l'État, autrement la hausse des tarifs est tout simplement inévitable.


Pour ce faire, il faudra un réajustement des remboursements des frais de santé (augmentation de la part prise en charge par la Sécurité sociale) ainsi qu'un plafonnement des tarifs pratiqués par les opticiens, les dentistes et les autres professionnels de santé concernés par cette réforme.

Les mesures prises jusqu'ici ne sont pas suffisantes

En se référant aux témoignages des adhérents, l'UFC Que choisir a indiqué que

contrairement à ce qui est annoncé l'an dernier par la Mutualité Française, la progression des cotisations ne s'est pas limitée à 4 % ».

En moyenne, les tarifs ont augmenté de +8 %, mais pour certains profils, la hausse peut atteindre +40 %.

Devant cette situation, l'association réclame l'instauration des mesures complémentaires.

Le gouvernement devrait accélérer la mise en œuvre du dispositif réglementaire permettant de résilier à tout moment les contrats de complémentaire santé.

Il faudrait également veiller à ce que les garanties proposées par les mutualistes soient plus lisibles afin de faciliter la comparaison des offres.