La compétition s’annonce critique entre les deux leaders de la domotique Google et Amazon

Tout en restant à l'affût des dernières nouveautés technologiques des géants du Web, les utilisateurs se sentent quelque peu dépassés par l'affrontement de longue haleine et la compétitivité féroce dans laquelle se sont engagés Google et Amazon en termes de domotique.

En effet, les deux leaders se défient à travers les appareils compatibles qu'ils concoctent en vue de gérer les maisons du futur.

Si le géant de l'e-commerce peut se vanter de ses atouts en tant que pionnier, le génie de la recherche déploie tout ce qu'il peut pour lui emboîter le pas, voire lui rafler son titre.

Dans leur course effrénée, les deux rivaux dépassent de loin les autres acteurs qui, de façon discrète, se taillent aussi une place sur ce marché appétissant.


Une course à l'intelligence artificielle

Amazon est passé maître dans l'équipement et la gestion de la maison connectée grâce à ses nombreux partenariats, dont celui avec le producteur de systèmes hifi sans fil Sonos. L'e-commerçant collabore même avec la marque Nest pour son thermostat connecté bien que celle-ci appartient à Google.

Dernièrement, ce dernier a présenté officiellement, lors de sa conférence Google I/O, la version 1.0 de son Android Things, un levier de développement de produits connectés à internet, combinant API Android, Google Cloud et d'autres services Google afin de rendre intelligents certaines machines.

L'on s'attendait alors à ce que des appareils électroménagers agissent de façon autonome et se mettent même à parler.

Sauf que finalement, l'OS se recentrera sur des enceintes et des écrans connectés produits par les partenaires OEM du géant du Net. Selon l'analyse de GreenSI, il s'agit en quelque sorte d'une riposte contre la stratégie d'Amazon qui mise fortement sur la carte de l'OEM.

Une preuve tangible de la rude compétitivité dans laquelle évoluent les deux entités alors qu'ils peuvent se vanter ensemble d'avoir laissé loin derrière eux leurs potentiels concurrents, à savoir :

  • Apple qui était pourtant bien parti avec Siri et dont le nouveau Vice-Président John Giannandrea promet de remettre très bientôt sur les rails grâce au rachat de PullString ; 
  • Microsoft avec son assistant virtuel Cortana ; 
  • Orange avec son speaker Djingo qui, cette année, pourra être connecté à des multicuiseurs intelligents de la marque SEB ; 
  • Alibaba, Baidu et Xiaomi, les géants chinois, qui détiennent déjà une place prépondérante sur leur marché intérieur. • Snips, une Startup française qui ambitionne de devancer les leaders outre-Atlantique parce qu'elle ne sauvegarde pas les données récoltées lors de son utilisation.

 

De belles perspectives à venir

Les innovations technologiques ne s'arrêtent pas sur les fonctions de confort quotidien. Elles ne sont pas non plus focalisées sur le « smart house » même si bon nombre de profits peuvent s'y découler, notamment des économies au niveau des cotisations d'assurance maison.


L'eSanté, par exemple, est une nouvelle fenêtre à explorer. Et c'est ce qu'a compris Amazon qui pense détecter à travers la voix des habitants les signes avant-coureurs de dépression, voire de maladies.

Le brevet y afférent a d'ailleurs déjà été déposé, que Google a vite suivi en déposant cette fois-ci un brevet pour un capteur optique qui, grâce au reflet du miroir, arrive à enregistrer des données cardiovasculaires.

Mais pour revenir à la maison connectée, Google entend offrir à ses usagers une expérience des plus personnalisée. Pour cela, il met en œuvre les technologies offertes par ses applications, entre autres Google Maps.

En collaborant avec iRobot, il permet à des aspirateurs intelligents de cartographier un espace donné afin que l'utilisateur puisse mieux communiquer avec son assistant quand il va lui ordonner d'exécuter un ordre bien précis.