L’assurance hospitalisation est indispensable à défaut d’une complémentaire santé

En cas d'hospitalisation et, quel que soit l'établissement dans lequel le patient est admis (public ou privé), les frais ne sont pas entièrement à la charge de l'Assurance maladie sauf à des conditions très particulières. La plupart des malades doivent alors débourser de leur propre poche quelques milliers d'euros, à moins bien sûr de disposer d'une bonne mutuelle. Sauf que les garanties proposées par cette dernière peuvent ne pas être complètes, ce qui revient quand même au paiement des restes à charges.

Et c'est là que l'assurance hospitalisation entre en scène. Cette couverture quelque peu restreinte par rapport aux complémentaires classiques offre, en revanche, une prise en charge maximale des dépenses à cette occasion.


L'intérêt de s'affilier à une complémentaire

Les couvertures maladie complémentaires peuvent paraître superflues. D'une part, pour ceux qui n'ont pas de problèmes de vue ou qui ont une bonne dentition, car les cotisations y afférentes se révèlent être un supplément de dépenses. D'autre part, pour ceux qui ne travaillent pas en entreprise prisée comme les fonctionnaires, les autoentrepreneurs, les travailleurs indépendants, les retraités, les salariés de particulier et les chômeurs qui ne sont pas obligés de souscrire à la mutuelle collective proposée par leur employeur.

C'est une fois hospitalisé que le patient peut prendre conscience de l'intérêt d'avoir souscrit à une assurance complémentaire. Le fait est que la facture afférente à son admission pourrait devenir exorbitante sauf si l'assuré souffre d'une ALD (Affection Longue Durée). Dans ce cas, la Sécurité sociale rembourse intégralement toutes les dépenses liées à ses soins.

À titre d'indication, une hospitalisation de cinq jours de 6 500 euros pourrait encore coûter 2 000 euros environ au patient sans sa mutuelle. D'autant plus que, même si aucune décision n'a pas été prise à ce jour, la Sécurité sociale prévoit de revoir à la hausse la participation aux dépenses pour les interventions médicales qualifiées de « lourdes ».

L'assurance hospitalisation pour ne rien dépenser en cas d'admission

À défaut d'une prise en charge intégrale de la Sécurité sociale, il est à préciser que le malade doit payer par ses propres moyens :

  • Le ticket modérateur qui correspond à la partie non remboursable des frais médicaux ;
  • Les dépassements d'honoraires ;
  • Les autres frais liés à l'hébergement, à l'entretien et au confort du patient.

Ainsi, à l'absence d'une mutuelle, la couverture d'une assurance hospitalisation a tous ses atouts. Il s'agit, en fait, d'une complémentaire spécifique, dédiée uniquement aux dépenses afférentes aux séjours hospitaliers. Et étant donné sa couverture restreinte, ses cotisations sont également assez limitées par rapport à celles d'une assurance maladie classique.


Cinq garanties sont d'ailleurs offertes, à savoir :

  • Un forfait journalier illimité ;
  • Une prise en charge des frais de séjour ;
  • Un forfait pour une chambre spéciale ainsi que pour celle de la personne qui escorte le patient ;
  • Une prise en charge des dépassements d'honoraires tant médicaux que chirurgicaux ;
  • Un remboursement en cas de besoin des services de radiologie, d'analyse ainsi que des auxiliaires médicaux à condition toutefois que les actes sont réalisés dans le cadre de l'hospitalisation.