L’ONI réclame des améliorations concernant le projet de loi santé

L'émancipation partielle du travail d'infirmier

Le Code de santé publique, dans son article L.4301-1, présente l'infirmier comme le « subalterne » du médecin. Il ne peut légalement effectuer son travail sans la présence du docteur.

« Cette loi doit être modifiée »

selon l'ONI, car l'infirmier peut travailler indépendamment du médecin. En effet, il gère des tâches spécifiques qu'il effectue régulièrement et qui n'impliquent pas forcément le docteur. À cet effet, l'ONI réclame la modification de ce texte, pour donner plus d'autonomie aux infirmiers, étant donné qu'ils sont aptes à remplir leurs fonctions, sans avoir à être chaperonnés en tout temps.


L'élargissement du champ d'action des infirmiers

Selon l'ONI, le projet de loi santé, dans ses articles 4 et 5, profite surtout aux médecins, dans l'exercice de leurs fonctions. Cette entité réclame que les infirmiers doivent avoir plus de pouvoir décisionnel, sans attendre les ordres du médecin, pour effectuer telle ou telle action pour assurer le bon suivi des patients. En effet, selon les revendications de l'ONI,

« Ils ne devraient pas attendre l'aval du médecin pour effectuer une tâche médicale, qu'ils ont l'habitude de pratiquer quotidiennement ».
Cette modification sera profitable à la fois pour les malades et la mutuelle santé qui les prend en charge.

La valorisation périodique des professionnels de santé

Si les médecins bénéficient déjà d'un système qui permet de revaloriser leurs compétences périodiquement, les infirmiers réclament le même droit par l'intermédiaire de l'ONI. Cette entité se réfère au projet de loi de santé à son article 3, pour demander la modification de cette revalorisation. Ce texte permet à l'État de prendre par ordonnance les mesures nécessaires pour entériner la « recertification » des professionnels de santé, de façon à ce que les infirmiers puissent jouir des mêmes droits de revalorisation que les docteurs.

L'annulation du projet de loi concernant l'assistance médicale

L'ONI est opposé au projet de loi santé à son article 19, qui favorise l'implication d'assistants médicaux auprès des communautés professionnelles territoriales de santé. Cette entité réclame ainsi l'abrogation de ce texte, pour éviter une éventuelle mésentente entre les experts de la santé, si cette loi est appliquée. Pour se justifier, l'ONI met en avant les impacts négatifs que la mise en application de cette loi aurait sur les patients.