Vivre plus longtemps en pratiquant une activité physique régulière après la cinquantaine

Selon le Docteur Pedro Saint-Maurice, adopter un mode de vie éloigné de la sédentarité permet de diminuer les risques de décéder précocement. Ce chercheur fait partie de ceux qui ont contribué à la réalisation d'une étude sur les bienfaits du sport à long terme. Il en est même l'auteur principal, sachant qu'il travaille au sein d'un institut de recherche contre le cancer.

Les résultats ont été divulgués dans une revue américaine de médecine générale. Effectuée sur un échantillon de 300 000 sujets, l'étude en question souligne surtout que la clé de la longévité réside dans la régularité de la pratique sportive.


Faire du sport une routine

Quel que soit son âge, une personne peut profiter des effets positifs du sport sur son état de santé, déclare le Docteur de l'institut fédéral au Guardian. Une personne âgée entre 40 et 50 ans peut toujours s'y lancer même après avoir longtemps mené un mode de vie sédentaire, explique un professeur dans une université britannique.

La réalisation d'une activité physique permet en effet de maintenir les muscles en bon état, et retarde l'entrée dans cette période inéluctable de la perte d'autonomie.

Même si cet enseignant en physiologie n'a rien à voir avec l'étude, ses propos rapportés par le quotidien d'information anglais en disent long sur l'importance du sport. Le Dr Pedro ne manque pas d'insister sur le fait que les exercices physiques doivent être pratiqués régulièrement, même après la cinquantaine.

« Si vous avez été actif et pratiquez moins de sport en prenant de l'âge, vous perdez les bénéfices associés à l'exercice physique ».

35 % moins de risques de décès prématurés avec sept heures par semaine

Ceux qui s'adonnaient à des activités sportives à 50 ans avaient une espérance de vie plus longue que les personnes moins actives à cet âge. Tel est le constat qui découle de l'étude entamée par le groupe de chercheurs en outre-Atlantique, considérant maints facteurs dont la diète et le sexe.

Dans les détails, les sujets ayant entre 40 et 61 ans ont 35 % moins de risques de mourir de façon prématurée avec sept heures d'exercices hebdomadaires. Combien de Français seraient-ils prêts à relever le défi de souscrire une assurance sport (si besoin) pour espérer vivre plus longtemps ?

Pour mener à bien leurs recherches, les scientifiques se sont basés sur les réponses collectées auprès de nombreux seniors ayant entre 50 et 71 ans. Au cours des différentes étapes du reste de leur existence, ils ont été amenés à déterminer leur niveau d'activité physique. Quant aux auteurs de l'étude, ils ont recensé l'origine et l'année de décès des sujets ayant été interrogés dans les années 90.