Mal de gorge : les tests bientôt accessibles dans toutes les pharmacies et pris en charge

Un test de quelques minutes

Ces tests rapides d'orientation diagnostique (TROD) permettent de détecter si les angines sont de nature virale ou bactérienne. Ils seront disponibles en pharmacie à environ 10 euros et pris en charge par la Sécurité sociale et les mutuelles.

Le principe est simple et offre un gain de temps notable : un prélèvement est effectué au fond de la gorge avec un coton-tige. Moins de 10 minutes plus tard, le patient peut être fixé sur l'origine virale ou bactérienne de son angine.

Pour l'instant, le prix des tests (environ 10 euros) semble constituer un frein, mais la possibilité de la prise en charge devrait suffire à contourner cet obstacle.


Limiter l'automédication et l'usage abusif d'antibiotiques

Ces dispositifs sont d'une aide précieuse pour éviter les dérives de l'automédication et dans les zones éloignées des centres de santé et où les médecins sont rares. Et le fait qu'ils soient également peu utilisés par les généralistes a encouragé le gouvernement à les démocratiser en pharmacie.

De plus, de nombreuses personnes ont tendance à prendre des antibiotiques au moindre mal de gorge. Or, ils ne sont point efficaces contre les angines virales, qui se soignent d'ailleurs juste avec des antalgiques.

Autre problème, la surconsommation de ces produits favorise la résistance bactérienne, ce qui rend les angines d'origine bactérienne plus difficiles à soigner.

Les pharmaciens seraient autorisés à prescrire certains médicaments

Si le projet de loi est voté, les pharmaciens vont pouvoir délivrer, dès le début d'année prochaine, des médicaments pour soigner les pathologies bénignes, mais sous certaines conditions. Si l'angine est d'origine bactérienne, ils pourront orienter le patient vers son médecin habituel.

Pour le moment, la Haute autorité de santé (HAS) va se concerter avec les professionnels de santé afin de pouvoir mettre en place ces mesures dans les meilleures conditions.

Afin d'assurer la qualité des services, la définition des protocoles, la formation des pharmaciens sur les tests à mener ou encore les questions à poser aux patients ne doivent pas être négligées.