Chaque Français devrait bientôt avoir son propre profil santé en ligne

La confidentialité des informations médicales personnelles au cœur des appréhensions

Quand on parle de partage de « données numériques », le risque de piratage et de fuite d'informations confidentielles vient souvent rapidement à l'esprit. Cette menace réelle constitue l'une des raisons évoquées par certains élus de gauche pour essayer d'empêcher la mise en place de la plate-forme.

Mais la ministre de la Santé semble bien décidée, ajoutant même que cette plate-forme de DMP (Dossier médical partagé) aurait dû voir le jour il y a bien longtemps. La comparant à la carte Vitale, Agnès Buzyn la présente comme « un outil désormais incontournable ».


Parmi les mesures de sécurisation prévues figurent les pleins pouvoirs du titulaire sur le contenu de son compte DMP, notamment sur les informations qu'il souhaite partager. De toute manière, tout professionnel de santé divulguant des informations confidentielles s'expose à des poursuites pénales.

Les compagnies d'assurance félicitent la démarche

À l'image des médecins traitants qui pourront aisément consulter tout le passé médical de leurs patients, les compagnies d'assurance verront également leur tâche facilitée par ce dispositif.

Il leur sera facile de connaître quels soins ont déjà été pratiqués sur l'assuré ou bien si ce dernier est affilié ou non à des mutuelles.

Les données partagées sur la plate-forme pourront faire avancer la recherche

Du côté des patients, la méfiance n'est pas trop présente non plus et nombreux sont ceux qui sont favorables à ce profil numérique partagé.

Certains parlent de risques d'oubli (notamment concernant les médicaments auxquels ils sont allergiques), lesquels seront facilement évités avec un dossier médical consultable en ligne.

Les médecins auront toutes les informations nécessaires pour décider du traitement à mettre en route en fonction des besoins et des particularités de chaque patient, et ce, sans qu'il y ait violation du secret médical.

Dans le même esprit, mais sur un éventail encore plus large, l'étude des différents cas de patients, sous réserve que ces derniers autorisent la libre consultation de leurs données, sera primordiale pour les scientifiques dans le cadre des recherches sur les maladies spécifiques ou rares.