Six mois après le déploiement de la téléconsultation sur l'ensemble du territoire français, un bilan est publié. Le 27 mars dernier, c'est l'Assurance Maladie qui s'est en effet chargée lors d'un communiqué de presse.

Il en est ressorti qu'après un décollage en douceur, cette pratique médicale à distance utilisant des outils numériques a pris de la vitesse pour accélérer à fond pour inciter trois médecins sur quatre d'affirmer qu'elle sera adoptée par tous d'ici une décennie.

Cette progression, le système le doit principalement à son côté pratique, mais surtout, grâce à la contribution de la Sécurité sociale dans les remboursements des frais qui en sont liés.


Une pratique qui tend à se développer sur d'autres segments

Jusqu'ici, seule la téléconsultation est déployée officiellement dans l'Hexagone en matière de télémédecine. Toutefois, force est de constater que cette pratique tend à se développer sur d'autres segments.

En effet, il suffit de se référer à l'avenant 15 de la convention médicale du 6 décembre 2018 pour se rendre compte que les pharmaciens pourront bientôt se lancer dans la « télépharmacie » afin de servir au mieux la population.

Grâce à l'avenant 2 de l'accord national des centres de santé dont la ratification a été effectuée le 5 mars 2019, ces derniers obtiendront même les équipements nécessaires au déploiement ainsi que les ressources financières adéquates. Et il semblerait que la « téléinfirmerie » ou la « téléconsultation pour les urgences » ou encore les centres de télémédecine sont également en coulisse.

Mais en attendant, les professionnels se doivent de se contenter de la téléconsultation qui est majoritairement pratiquée par les généralistes (40,2%), les spécialistes (32,2%, les centres de santé [19,9%] et les établissements de santé pour des consultations externes [7,7%].

L'essor de la téléconsultation est palpable

7939, c'est le nombre d'actes de téléconsultation pris en charge par la caisse d'assurance maladie depuis son lancement, il y a de cela quelques mois.


Dans les détails, le système a enregistré en moyenne 200 actes par semaine en 2018 pour s'élever à 700 en 2019 selon les données de l'Assurance maladie. Tout cela, pour dire que l'essor de la télémédecine n'est plus à prouver.

Et d'après les constats, cette progression s'explique principalement par la mise en place d'un mécanisme déployé en septembre de l'année dernière. Celui qui permet aux patients d'obtenir un remboursement des frais qui en sont liés de la part de la Sécurité sociale en respectant les modalités définies entre cet organisme et les syndicats représentatifs des médecins.

Aussi, il faut mentionner l'existence de sites spécialisés dans le domaine comme doctolib, e-santé ou QARE qui permettent à de plus en plus de Français de l'adopter.