Les dépenses liées aux accidents de sports d’hiver en Suisse s’accroissent

Dans les stations de ski, les accidents sont assez fréquents. Le plus souvent, ils sont dus à un manque de maîtrise. Par ailleurs, certains sportifs ne respectent pas les règles de sécurité établies. Ils sont soit indifférents à ces dernières, soit irresponsables. C'est ainsi que les accidents se produisent.

Selon certaines statistiques, durant ces 15 dernières années, le prix des soins pour un accident de sport d'hiver s'est accru de 70 % en Suisse.

Cette hausse le fait donc passer de 224 millions à 379 millions de francs suisses sur cette même période. Ce fait correspond à une augmentation moyenne de 3,6 % chaque année.


Des opérations complexes justifient ces coûts élevés

Durant 2 semaines, lors des vacances de février, des hélicoptères ont réalisé de nombreux va-et-vient entre les pistes de ski et l'hôpital de Sion. Matthieu Hanauer, chef du service orthopédie-traumatologie de l'hôpital du Valais, explique que durant sa permanence du 25 au 31 décembre 2018, il a été appelé aux urgences entre 20 et 30 fois par jour. Durant cette période, il a dû opérer en moyenne 3 à 5 cas au quotidien.

Cédric Pérez, un autre spécialiste du même service, indique que l'évolution du ski entraîne la complexité des différents traumatismes. Les fractures simples laissent place aux fractures multiples. Les plus fréquentes concernent celles du plateau tibial.

Selon les experts, ce type de traumatisme nécessite des interventions plus lourdes et plus complexes. Le temps de récupération du patient est également rallongé.

Ce dernier peut suivre une convalescence allant jusqu'à 6 mois avant de pouvoir reprendre pleinement son activité professionnelle, selon la nature de son métier.

De nombreux facteurs sont à l'origine de ces tarifs

Lors de la pratique de certaines activités, surtout à risques, il est important de disposer d'une bonne couverture. Une assurance sport avec une garantie responsabilité civile est nécessaire pour se protéger et veiller à la sécurité des autres. Cette mesure permet également d'amortir certains coûts en cas d'accidents dus aux sports d'hiver.


En Suisse, la hausse exponentielle des soins après un incident au ski est due :

  • À la neige artificielle qui est plus dure et moins adhérente que la neige naturelle.
  • À la préparation des pistes qui se sont compliquées. Les terrains à bosses se sont élargis permettant ainsi aux sportifs de glisser plus vite.
  • Au matériel qui assure une grande vitesse aux sportifs, mais qui ne leur confère pas une meilleure maîtrise.
  • À l'âge des skieurs. D'après Jean-Luc Alt, porte-parole de la SUVA, les personnes de 40 à 59 ans sont les plus touchées par les accidents de sports d'hiver du fait de leur condition physique amoindrie.