La Maf prédit un ralentissement du marché immobilier pour cette année

Un ralentissement du marché à prévoir, après deux ans de croissance

Selon Philippe Carraud, directeur général de la Maf,

« L'embellie connue par le marché immobilier au cours de ces dernières années devrait connaitre un ralentissement cette année ».

Les activités et les finances des architectes et celles des mutuelles qui les couvrent ont d'ailleurs profité de l'amélioration du secteur.

Toutefois, il n'a point affirmé si ce probable coup d'arrêt allait être momentané ou s'il pouvait se prolonger dans le temps.

Pour information, le chiffre d'affaires des architectes français a connu une hausse de +5 % en 2018. En parallèle, les indicateurs ont également été au vert pour les mutuelles auxquelles sont affiliés ces professionnels du bâtiment.


Dans le cas de la Maf en particulier, le nombre d'adhérents a enregistré une évolution positive avant de subir une stagnation à l'heure actuelle, à cause notamment de la raréfaction des nouveaux arrivants dans cette activité.

Un mot sur la crise traversée par les assureurs-constructions

Récemment, de nombreux assureurs ont déposé le bilan, une situation pour laquelle Jean-Claude Martinez a une explication. Selon ce spécialiste,

« Le problème se trouve dans le nombre trop important de courtiers qui propose les contrats développés par ces assureurs ».

La commission de ces intermédiaires devenait trop importante (pouvant aller jusqu'à 30 %), somme qu'il fallait prélever sur les cotisations, ce qui laisse forcément trop peu de provisions pour affronter les sinistres.

Philippe Carraud rappelle que

« Dans les contrats conclus entre la Maf et ses adhérents, aucune intervention de courtier en assurance n'est à signaler, vu les risques que cela comporte, à la fois pour les mutuelles et leurs adhérents ».

Mais avec la quasi « faillite » des assureurs low-cost, qui ont grappillé aux assureurs traditionnels 20 % de parts de marché sur l'assurance dommage ouvrage, il est à craindre que les adhérents des mutuelles comme la Maf soient encore les premiers à payer les « pots cassés ».